
En Afrique de l’Ouest, les
migrations représentent un enjeu considérable tant par les drames
qu’elles provoquent, que par les opportunités qu’elles représentent. La
mobilité et la libre circulation peuvent en effet être une source de
développement. L’approche commune de la Communauté Économique des États
de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sur la migration souligne justement la
priorité fondamentale que constitue la libre circulation des personnes à
l’intérieur de l’espace CEDEAO. Selon le premier principe de cette
approche, libre circulation constitue non seulement « une composante
essentielle de l’intégration régionale » permettant « une meilleure
insertion de l’économie ouest africaine dans la mondialisation », mais
également un levier pour réduire « la pression migratoire sur les
frontières extérieures de la CEDEAO ».
Le projet d’“Appui à la
libre circulation des personnes et la migration en Afrique de l’Ouest”,
lancé en Juin 2013, fait directement référence à ce principe et soutient
la Commission de la CEDEAO, ses États Membres et la Mauritanie. Le
projet vise à maximiser le potentiel de développement que représentent
la libre circulation et la migration en Afrique de l’Ouest à travers le
soutien à la mise en œuvre des Protocoles sur la Libre Circulation des
Personnes et de l’Approche Commune sur la Migration de la CEDEAO.
Financé par l’Union
européenne à presque 24,5 millions Euros sur une durée de 57 mois, ce
projet est mis en œuvre par un consortium composé de l’Organisation
Internationale pour les Migrations (OIM), du Centre International pour
le Développement des Politiques Migratoires (ICMPD) et de l’Organisation
Internationale du Travail (OIT), en étroite coordination avec la
Commission de la CEDEAO.
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