vendredi 31 mai 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE Forum social sénégalais.

                                                          
  Forum social sénégalais.
Centre Ahmadou Malick Gaye- Ex Centre de Bopp- Dakar / Tel 33 825 1381/ ou 77 632 6780.
COMMUNIQUE  SUR LA SITUATION DES MIGRANTS SENEGALAIS AU MAROC ET EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Ces derniers jours, nous avons appris avec regret la détention de 200 africains dont 53 sénégalais  dans des Centres de détention en République Démocratique du CONGO.
 Depuis près de 3 semaines, ils vivent des conditions  difficiles dans ces centres en attendant un probable refoulement vers la Mauritanie, le Bénin ou la Guinée sans avoir la possibilité de retourner chez eux pour récupérer leurs biens. En dépit des promesses de libération faites par les autorités congolaises, les autorités consulaires sénégalaises n’arrivent toujours pas à leur tirer d’affaire.
Certains des migrants ont commencé à avoir des maladies en raison des conditions de détention déplorables.
Au Maroc, une centaine de migrants africains qui se sont retranchés  dans l’Ambassade du Sénégal  à Rabat pour protester contre l’acharnement de la Police à leur encontre ont été expulsés manu militari de la Représentation diplomatique. Avec la complicité de l’Ambassade du Sénégal, cette intervention policière s’est soldée par des affrontements entre les deux parties avec plusieurs arrestations.  Actuellement, 14 sénégalais  se trouvent au niveau de la frontière maroco-algérienne sans aucune assistance, ni moyens de rentrer au pays.
Le Réseau Migration et Développement (REMIDEV) et le Forum social sénégalais s’inquiètent de la situation de ces migrants africains  en général et sénégalais en particulier et appellent les  autorités sénégalaises à assumer leur responsabilité de protection des droits de ces migrants en vertu des différentes conventions internationales sur la protection des droits de l’Homme, des migrants et de leurs familles et enfin des accords signés avec ces pays.
Nous déplorons aussi l’attitude des autorités diplomatiques sénégalaises devant telle situation où l’Ambassade aurait dû être un lieu de refuge pour les citoyens.
Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces arrestations et cet acharnement sur les migrants et réclamons une plus grande considération des africains sur les terres d’Afrique et dans le monde.
Fait à Dakar, le 29 Mai 2013
 Le Réseau Migration et Développement et le Forum social Sénégalais

Tout contact (77 632 67 80).
COMMUNIQUE DE PRESSE
ImagiNation Afrika présente son exposition
Itineraires: Next Stop: Brooklyn /Dakar via Bamako
Du 8 au 22 juin 2013 au Musée Théodore Monod de l’IFAN
1, Place Soweto - Dakar
ImagiNation Afrika, le premier musée dédié aux enfants sur le continent, annonce une exposition éducative et interactive pour les jeunes de 8 à 16 ans. L’exposition explorera le thème de la migration, célèbrera l’histoire du Sénégal avec un accent sur la façon dont le «chemin de fer» a influencé cette histoire et propose une utilisation innovante des TIC. Présentée dans la grande galerie du Musée Théodore Monod de l’IFAN
pendant deux semaines, elle sera la première exposition de cette échelle organisée à Dakar et destinée entièrement à la jeunesse. L’exposition est gratuite et ouverte au grand public. Conçue et organisée en partie par des élèves de la classe de Seconde du Lycée d’Excellence Privé Birago Diop, l'exposition propose une quinzaine d’activités avec entre autres une locomotive de train dans lequel les visiteurs peuvent monter,
un spectacle de marionnettes, une exposition de photographies et un film documentaire réalisé par les élèves du projet. Depuis août 2012, ImagiNation Afrika et le Brooklyn Children’s Museum, grâce au programme 2012 Museums Connect, ont permis, à travers un projet intitulé Next Stop-Brooklyn /Dakar, à des jeunes de se mettre derrière les caméras. Le thème du projet était les migrations : la migration des maliens vers le Sénégal au cours du siècle dernier et la migration des sénégalais dans la localité de Brooklyn, New York. Fondée en 2010 sous l’initiative de Karima Grant, la mission d’ImagiNation Afrika, premier musée des enfants en Afrique, est de contribuer à l’éducation des jeunes et de susciter l'imagination et l'apprentissage pour la diffusion d'une culture de la pensée critique pour le développement.
Partenaires et sponsors : L’Ambassade des Etats-Unis à Dakar, Musems
Connect/American Alliance of Museums, le Brooklyn Children’s Museum, Lycée
d’Excellence Privé Birago Diop, le Musée Théodore Monod d’Art Africain/IFAN,
Sonatel, Fondation Sonatel, Empire des Enfants, OIM, Caractère Communications,
MobiCine, SenMobile, By Filling, BICIS, Azal Communication, British Council, Bleu
Média, Cinémathèque Afrique de l'Institut Français.

Contact : Safia Amadou Hamidou : 77 030 2138 / 78 146 61 09

lundi 20 mai 2013

            Voyager avec votre blog d'infos "MigrationInfos" partout dans le monde

colloque sur les inégalités sociales de santé en Afrique francophone


Pourquoi un colloque sur les inégalités sociales de santé en Afrique francophone ?

Les ISS sont un phénomène multidimensionnel, d’une part en termes de publics concernés (inégalités relatives au genre, au revenu, à l’âge, au milieu professionnel, au territoire, etc.) et d’autre part, en termes de conséquences observables et mesurables au moyen de divers indicateurs (accès au système de santé, à des soins de qualité, à la vaccination, espérance de vie, mortalité et morbidité évitables, handicaps, etc.).

Ces inégalités sont de grande ampleur et pèsent lourdement sur le développement et la croissance des pays d’Afrique. Le contexte de pauvreté est à la fois un facteur majeur d’explication des ISS et une résultante de celles-ci, preuve d’un double lien de causalité. Néanmoins, dans une approche systémique, la pluralité des déterminants de la santé (facteurs biologiques, environnementaux, comportementaux, économiques et psychosociaux) montre la complexité du phénomène, d’autant que ces déterminants ne sont pas exclusifs mais, bien souvent, cumulés, renforçant mutuellement leur impact négatif sur la santé des communautés. Ainsi, selon une publication de la Commission Economique pour l’Afrique des Nations Unies (données 2008), les pays d’Afrique montrent des inégalités notables concernant les femmes, particulièrement dans les populations rurales et notamment en termes d’accès aux services de santé de base.

Selon une étude de l’Institut de Recherche et de Documentation en Économie de la Santé (IRDES) « Être issu d’un milieu défavorisé, avoir connu des épisodes de précarité, avoir des parents de niveau scolaire peu élevé, adoptant des comportements à risque ou en mauvaise santé, sont autant de facteurs explicatifs des inégalités de santé à l’âge adulte ».

L’Afrique Subsaharienne n’est pas isolée dans une bulle socioéconomique. Elle occupe une place bien particulière dans les relations mondiales. Elle souffre ainsi de la fuite de ses cerveaux vers le nord. Souvent pillées de ses richesses minières et agraires, les pays africains ont le mérite de vouloir continuer à asseoir des soins de santé plus accessibles, plus pertinents et plus performants. Les progrès réalisés par exemple dans la lutte contre la malaria (OMS-Afro, 2009) soulignent la résilience des communautés et des Etats et montrent la voie de politiques à évaluer, adapter, diffuser afin d’asseoir de véritables politiques contextuelles de lutte contre les ISS. C’est la raison de ce colloque.

Réduire les ISS dans les pays d’Afrique est une obligation pour mettre davantage d’équité en santé, pour accroître l’espérance de vie des populations et pour « combler ce fossé en une génération » (OMS 2008).

vendredi 10 mai 2013



l’OIM et le HCR organisent une Formation des Formateurs pour la police des frontières tunisienne, sur l’approche de protection en matière de Gestion des Frontières dans le cadre des flux migratoires mixtes.


L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut-commissariat aux Réfugiés (HCR) assurent la mise en oeuvre du projet de dix mois “Renforcement des capacités sur l’approche de protection en matière de Gestion des Frontières en Tunisie”, grâce au financement du Département Fédéral des Affaires Etrangères du Gouvernement suisse. Ce projet a débuté par une formation d’une durée de deux semaines, animée par une équipe d’experts de l’OIM et du HCR en matière de gestion des frontières.


Le 6 Mai, le Ministre de l’Intérieur, M. Ben Jeddou, a remis aux participants leurs certificats d’assistance à la formation, en présence des représentants des agences impliquées et du bailleur de fonds. Le Ministre a exprimé sa grande satisfaction quant au travail réalisé par l’OIM et le HCR en termes d’initiatives de renforcement de capacités dans la gestion des frontières en Tunisie, et il a envisagé de continuer ce soutien par le biais de formations ultérieures ainsi que de dons d’équipement. En particulier, il a souligné que cet exercice de Formation de Formateurs représente une importante contribution pour renforcer les capacités de la Tunisie, dans le contexte actuel de transition.


« Cette formation m’a donnée une vision plus large sur des questions essentielles en lien avec mon travail quotidien, et que pourtant je n’avais pas pris en compte auparavant », pour reprendre l’un des commentaires les plus enthousiastes réalisés par les participants après la cérémonie de remise des certificats

mercredi 8 mai 2013

LA CRISE DU CIVISME



Le Civisme est l'un des piliers de la société mais il est, comme elle, en crise.
Même si les citoyens vivent individuellement les Valeurs précédentes, notre société se portera mal tant qu'ils n'assumeront pas davantage leurs responsabilités vis à vis de la collectivité, tant qu'ils ne seront pas davantage imprégnés de sens civique.
La situation s'aggrave et le péril nous paraît si grand que nous estimons nécessaire de reprendre ici certaines de nos idées déjà diffusées. Elles sont très simples et ne font que réactualiser des notions bien connues mais trop souvent perdues de vue.
LA CRISE DU CIVISME

Le Civisme est en crise notamment parce que:
- d'une part, l'individualisme a envahi nos cités avec le progrès matériel;
- d'autre part, le sens du bien commun n'est pas inné chez les enfants. Il faut le faire découvrir progressivement aux jeunes. Or, c'est ce à quoi beaucoup d'éducateurs répugnent, parents y compris, ou ne prêtent pas assez attention.
Le résultat, c'est, pêle-mêle (et entre autres), la pollution des trottoirs et des lieux publics, l'abstention électorale, la fraude fiscale, les affaires, la montée de la délinquance et la difficulté de trouver des donneurs de sang et des bénévoles pour s'occuper des autres et du bien commun de façon désintéressée...

 Le ministre délégué auprès du chef de gouvernement en charge des Marocains résidant  à l'étranger, Abdellatif Maâzouz. /MAP

La migration, levier de développement profitable au pays d'origine et de résidence


La toute première rencontre du Programme d'Aide à la création d'entreprises innovantes en Méditerranée (PACEIM) s'est tenue mardi à Rabat. Dans une allocution prononcée en son nom, Abdellatif Mâzouz, ministre délégué des MRE, a estimé que l'implication des migrants dans le développement de leur pays d'origine se trouve grandement facilitée.

Le Maroc considère la migration comme levier de développement profitable au pays d'origine comme au pays de résidence. Ce ce qu'a indiqué, mardi à Rabat, le ministre délégué des Marocains résidant à l'étranger, Abdellatif Mâzouz, lors de la première rencontre du Programme d'Aide à la création d'entreprises innovantes en Méditerranée (PACEIM).
Dans une allocution prononcée en son nom, le ministre a estimé que ce “programme ambitieux” se propose de mobiliser l'expertise des diasporas scientifiques et techniques au nord de la Méditerranée, au bénéfice de leurs pays d'origine, et ce, à travers le soutien et l'accompagnement de projets de création d'entreprises technologiques.
“Par l'entremise de projets tels que PACEIM, l'implication des migrants dans le développement de leur pays d'origine se trouve grandement facilitée. Cette forme de coopération met à leur disposition toutes les informations nécessaires sur les potentialités, les opportunités offertes et les mécanismes existants.”
Abdellatif Mâzouz, ministre délégué des Marocains résidant à l'étranger
Pour sa part, le directeur du Centre national pour la recherche scientifique et technique (CNRST), Driss Aboutajeddine, a fait savoir que le défi du développement des pays du sud de la méditerranée ne peut être relevé sans la promotion de l'entreprenariat innovant basé sur la valorisation des résultats de recherche scientifique et impliquant, notamment, la diaspora de ces pays à l'étranger.
Un dispositif consistant au profit de toute activité technologique
“Apporter une contribution positive à l'effort fourni par chacun de nos pays dans ce domaine”. Tel est l'objectif du PACEIM, a en croire M. Mâzouz. Ce programme se veut un dispositif consistant au profit de toute activité technologique de haut niveau qui converge vers l'épanouissement du développement économique.
Selon Raud Stéphane, directeur de la Valorisation scientifique au sein de l'Institut français de recherche pour le développement (IRD), ce programme vise à créer un flux d'investissement depuis le nord vers le sud de la Méditerranée tout en garantissant de bons projets qui concilient aussi bien entre la recherche scientifique, la formation, le développement économique et la création d'emploi.
Le PACEIM est le fruit d'une étroite collaboration entre l'IRD, Marseille Innovation, des institutionnels et des acteurs socio-économiques œuvrant dans le domaine de la création d'entreprise innovante dans la rive sud.
En plus d'un accompagnement personnalisé, le CNRST accorde un soutien financier à hauteur de 110.000 dhs ventilés selon une feuille de route validée par les deux parties, alors qu'une offre d'accompagnement similaire est mise en place par l'IRD au profit de ces lauréats qui bénéficient notamment d'un appui à hauteur de 25.000 euros par projet.

Le nouveau visage féminin de la migration




 "La migration porte un visage humain, et c'est celui d'une femme." La formule est de Babatunde Osotimehin, directeur exécutif du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). La féminisation de la migration n'est plus une simple tendance. Apparue au début des années 1990, elle est devenue une réalité croissante et incontournable.
Selon les dernières données disponibles, rendues publiques par la Division de la population des Nations unies en 2010, les femmes représentent aujourd'hui 49 % des plus de 214 millions de migrants internationaux dans le monde. Leur nombre dépasse même celui des hommes dans les pays développés, où elles constituent 51,5 % de la population migratoire internationale, contre 45,6 % dans les pays en voie de développement.
Babatunde Osotimehin est déterminé à ce que "les migrants soient traités comme des êtres humains, pas comme des nombres". Lors de la 46e session de la Commission de la population et du développement (CPD), qui s'est tenue pendant une semaine, fin avril, au siège de l'ONU à New York, l'ancien ministre de la santé du Nigeria était le premier à pointer du doigt le nouveau "défi" que pose à la communauté internationale la féminisation des flux migratoires, particulièrement en Amérique du Nord, en Europe, au Moyen-Orient et en Océanie. Selon le Migration Policy Institute, les Etats-Unis accueillent chaque jour 100 nouvelles femmes immigrées, contre 96 hommes. L'Afrique et le monde ar..