Organisé par Rikolto (Ex VECO) et Young Professional
for Agricultural Development (YPARD), et soutenu par la FAO (Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), cette session de formation des jeunes agriculteurs du 21 au 25
octobre 2019 à Saly est un enjeu crucial et un levier pour l’insertion
socioprofessionnelle et l’accompagnement des jeunes dans l’élaboration de leur
projet d’insertion.
Les
jeunes sélectionnés participant à l’atelier sont issus de divers
secteurs : la production, l’agro-alimentaire et l’agro-business, la
logistique post-récolte, la production de semences, le marketing et le
digitale.
En
présidant la cérémonie officielle d’ouverture de l’atelier, le préfet du département de Mbour, venu représenter
le ministre de l’agriculture, a soutenu que l’entreprenariat agricole est un véritable incubateur d’entrepreneurs
agricoles et lance que le
développement du secteur agricole est de nouveau considéré comme la solution la
plus efficace pour absorber durablement ces « cohortes de jeunes urbains
et ruraux » arrivant sur le marché de l’emploi ».
Monsieur
Waly Diouf, le président de l’interprofession de la filière riz a tenu à lancer à cette occasion un appel aux
jeunes participants, pour les inciter à saisir les nombreuses opportunités
existant dans le milieu rural. « Je voudrais faire un appel à l’endroit
des jeunes notamment pour les inciter à créer des ruptures, à changer de
paradigmes afin de ne plus considérer le métier agricole comme un métier de
circonstance que l’on choisit faute de mieux », a-t-il ainsi déclaré, lors
de la cérémonie d’ouverture.
Tout
au long de cette session, l’objectif sera d’aider les jeunes acteurs
économiques du Bénin, du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal, du Togo et de Côte
d’Ivoire, notamment des femmes et des jeunes à explorer leur potentiel en tant
qu’entrepreneurs et avoir des approches innovantes dans la mise en œuvre de
leurs projets.
Cette
rencontre sera l’occasion de créer un espace ouvert qui facilitera des
activités de réseautage entre jeunes participants, pour permettre de nouveaux
partenariats à l’échelle locale et régionale tout en renforçant leur
positionnement sur des opportunités commerciales offertes dans la région. Cette
rencontre permet à ces jeunes de réfléchir et d’échanger sur l'économie alimentaire ouest-africaine est en
pleine transformation sous l’effet de l'urbanisation rapide et de la croissance
des revenus des ménages pour des propositions d’importantes opportunités de création
d'emplois.
Le
secteur agricole et alimentaire emploie deux tiers de la main-d'œuvre
régionale. Bien que la majorité de ces emplois soit en agriculture, la demande
en main d’œuvre dans les secteurs des services et de la transformation
alimentaires est en forte croissance, ce qui a des implications positives pour
les femmes et les jeunes.
Les
premiers constats faits par les participants s’articulent sur la difficulté
d’accès au foncier et aux moyens de production, l’absence de crédit adapté, le
manque d’infrastructures, la formation et l’accompagnement pour ne citer que ceux-là.



