vendredi 4 novembre 2016

L'évacuation du camp de migrants de Stalingrad démarre à Paris

VIDÉO - Les opérations d'évacuation du camp de migrants installé entre les Xe et XIXe arrondissements de Paris devraient durer au moins deux jours. Les tentes s'étaient multipliées ces dernières semaines, mais le gouvernement assure que cet afflux massif n'est pas une conséquence du démantèlement de la «Jungle» de Calais.
L'évacuation du campement de plus de 3000 migrants dans le nord-est de Paris, près de la station de métro Stalingrad, a commencé dans le calme vendredi matin. Plusieurs centaines d'hommes étaient regroupés peu avant 6 heures, leur sac à la main, derrière un cordon de gendarmes, quai de Jemmapes, dans une partie du camp abritant des Afghans. Quelque quatre-vingts bus devaient ensuite les emmener dans la matinée vers des centres d'hébergement en Ile-de-France.
L'arrivée du premier bus vers 6h10 a été saluée par des cris de joie. «Je n'ai aucune idée d'où on va. À Paris, à côté... Ça me va. L'important pour moi c'est d'avoir des papiers. Ça fait un mois que j'étais ici dans une tente, c'est bien de partir», se réjouit Khalid, 28 ans. Abderrahmane, un Guinéen de 19 ans, est lui un peu inquiet: «On emmène les gens où? À Paris ou en province? À 15h00 j'ai un rendez-vous à la préfecture». Un premier bus avec des migrants a quitté le campement vers 6h20.
Sur place, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse a confirmé que l'évacuation concernait «entre 3.000 et 3.500 migrants». «On a les places pour héberger tout le monde (...) Ca se passe bien, il y a peu de familles», a-t-elle déclaré. Près de 600 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés sur place, selon la préfecture de police de Paris. Le préfet de la région Île-de-France Jean-François Carenco, a également insisté sur le fait que «c'est une grosse opération». Tous ces migrants doivent être envoyés dans un premier temps dans 80 centres temporaires en Ile-de-France et, à partir de là, dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) s'ils sont en situation de faire une demande d'asile, a expliqué Christine Gauthier, responsable régionale du logement.

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