L'agriculture en Afrique doit évoluer pour faire face aux défis simultanés que constituent le changement climatique, l'insécurité alimentaire, la pauvreté et l'impact environnemental. Bon nombre de pratiques novatrices de l'agriculture intelligente face au climat existent déjà en Afrique, avec la capacité d'augmenter la productivité et d'accroître la résilience. Cependant, elles restent largement méconnues à l'échelle continentale ou même régionale. En s'appuyant sur une grande variété d'études de cas et de stratégies qui suscitent l'inspiration.
Discuter de la problématique, impact et enjeux de l'exploitation des ressources #pétrolières et #gazières. Sensibilisation des populations et des décideurs sur les défis et impacts de l'exploitation des ressources #pétrolières et # #environnementaux #sociaux gazières au #Sénégal et une planification pour atteindre toutes les couches sociales de la population et toutes les parties prenantes impliquées dans la gouvernance du secteur. "Les ressources naturelles appartiennent au peuple"
vendredi 4 décembre 2015
L'agriculture intelligente face au climat : Quel impact pour l'Afrique ?
L'agriculture en Afrique doit évoluer pour faire face aux défis simultanés que constituent le changement climatique, l'insécurité alimentaire, la pauvreté et l'impact environnemental. Bon nombre de pratiques novatrices de l'agriculture intelligente face au climat existent déjà en Afrique, avec la capacité d'augmenter la productivité et d'accroître la résilience. Cependant, elles restent largement méconnues à l'échelle continentale ou même régionale. En s'appuyant sur une grande variété d'études de cas et de stratégies qui suscitent l'inspiration.
jeudi 19 novembre 2015
jeudi 5 novembre 2015
mardi 3 novembre 2015
mardi 13 octobre 2015
lundi 12 octobre 2015
LA QUESTION MIGRATOIRE N’EST PAS UNE PRIORITE DES ETATS AFRICAINS
«C’est
vraiment regrettable, mais surtout affligeant de voir ces centaines de
personnes qui cherchent à se rendre en Europe, sous le silence des
gouvernements africains et du Moyen Orient ». La remarque est du
sociologue Aly Tandian, Enseignant-chercheur, Directeur du Groupe
d’Etudes et de Recherches sur les Migrations & Faits de Sociétés.
Dans cet entretien, il se demande ce que l’OCI, l’Union africaine,
l’UMEOA, etc. font du quotidien des migrants. Ce qui l’amène à conclure
que la question migratoire est loin de constituer une priorité dans
l’agenda des gouvernements africains. Le sociologue évoque aussi les
causes de l’immigration et préconise des solutions pour fixer les jeunes
dans leur pays, à travers la création d’un Observatoire de l’emploi,
permettant la prospection et la prospective. |
||
| Face aux flux migratoires, les pays d’accueil réagissent par la peur. Qu’est-ce qui l’explique ?
Vous savez, la Sociologie des migrations et des relations interethniques nous aide à comprendre ces formes de stigmatisation assignées au migrant, cet Etranger voleur de poules et d’enfants. Dans la nouvelle désignation de l’étranger, migrant, on peut entendre dire, c’est le trafiquant et consommateur de drogues, porteur du VIH, cause de sa propre extermination. Celui qui profite des avantages sociaux. Voilà comment est défini le migrant aux yeux de l’électorat dans de nombreux pays d’installation. Ce faisant, il ne peut être que source de racisme et de xénophobie. Quelles sont les couches de nos jours les plus tentées, par l’émigration dite clandestine au Sénégal ? La confusion conceptuelle n’aide pas dans la compréhension et le traitement du phénomène ! Désigner les couches tentées par l’émigration clandestine me semble être difficile car l’émigration a maintenant affecté toutes les couches sociales, les sexes, les âges, les statuts socioprofessionnels, etc. Du jeune chômeur à l’agent de santé en passant par l’instituteur autant d’acteurs aux profils aussi différents les uns des autres peuvent être retrouvés parmi les candidats à l’émigration. Aujourd’hui qu’est-ce qui caractérise l’émigration des pays africains ou des pays pauvres ? L’émigration des pays africains ou des pays pauvres a connu un profond bouleversement dans sa caractérisation. Il y a quelques années, dans la précipitation on parlait de la féminisation de la migration, alors que les femmes sont dans les mouvements migratoires depuis belles lurettes. Seulement leurs rôles sont en latence et non manifestes. Les femmes ont toujours migré et fait migrer de nombreuses populations masculines. Je pense qu’on devrait plutôt s’interroger sur les identités féminines face aux nouvelles formes et figures migratoires. Il y a également la question des migrants hautement qualifiés, les influences des variations environnementales sur les migrations, la précocité des migrants ou des candidats à la migration, les transferts immatériels à travers les migrations, les nouvelles destinations, etc. Il existe autant d’éléments à mobiliser pour désigner l’émigration des pays africains ou des pays pauvres. Malheureusement, on ne connaît pas nos migrants et encore moins nos migrations. On ne sait pas qui part, vers quelle destination, ni pour quelles raisons. Cela veut-il dire qu’on ne connaît pas non plus ceux qui sont arrivés à destination et ceux qui ont péri en route ? Qu’en est-il de la protection civile ? Effectivement, il est très difficile de connaître de manière macro, les destinations, les profils, les durées de séjours des migrants. Il faut réaliser des recherches. Il faut mobiliser des ressources et des matériaux pour disposer de toutes ces informations. Données très importantes pour un Etat qui souhaiterait faire des études prospectives. Des équipes de recherche réalisent depuis quelques années, des études sur le profil des migrants, leurs âges, leurs catégories socioprofessionnelles, leurs activités dans les pays de transit et de destinations, les rythmes des transferts d’argents, les sources de financement de voyages, etc. Etudes qui ont également permis de constituer une base de données de plus de cinq cents associations de migrants à travers le monde. Des informations utiles qui pourraient servir d’échantillon pour réaliser une étude macro, assez exhaustive. La question de la protection civile ainsi que de la protection sociale, doit être des priorités en matière de gouvernance des migrations. J’ignore pourquoi elles ne font pas partie de l’agenda politique de nos Etats en Afrique. Les retombées économiques et démographiques de l’immigration en Occident sont très importantes. Pourquoi alors leurs politiques d’immigration se durcissent-elles vis-à-vis des immigrants ? Si l’on prend à témoin ces flux massifs de migrants, qui d’ailleurs ne sont pas qu’un problème de syriens ou d’irakiens se rendant en Europe, on a pu constater que les Etats européens se dirigent vers la mise en place de quotas pour faire face à cette situation. Il est bon de se rappeler que l’immigration est actuellement le meilleur moyen de pallier le déclin démographique en Europe. Sans amalgame, en 2012, le taux de fécondité dans l’Union européenne ne dépassait pas 1,58 enfant par femme, voire 1,98 en France, l’un des pays où la natalité est la plus élevée. Si on y ajoute la disparition à venir de la génération des baby-boomers, la situation démographique deviendra critique. D’ici 30 à 40 ans, on assistera à un boom des décès, notamment en Europe du Nord et de l’Ouest. Dans ces conditions, l’immigration apparaît comme une solution indispensable pour freiner le déclin démographique de l’Europe. D’après les récentes projections d’Eurostat, la population de l’Union européenne dans sa configuration actuelle diminuerait de 108 millions d’habitants à l’horizon 2080 en l’absence de migrations. Et dans l’hypothèse d’un apport de 121 millions de personnes sur cette période, la population augmenterait de 13 millions d’habitants en Europe. Le ratio coût-avantage que vous venez de décrire est plus favorable que dangereux pour l’avenir de la démographie et de l’économie occidentale. N’y a-t-il pas des barrières ethnoculturelles qui expliquent ces rejets ? En matière de gestion de la migration, il y a un réel enjeu géopolitique. Ce n’est pas une affaire de diplomatie du chéquier et encore moins des affectations de postes pour désaltérer une clientèle politique. Le ratio coût-avantage est bien maîtrisé par certains pays où se dirigent les migrants ! En Europe, les portes grandement ouvertes pour accueillir des syriens, irakiens, etc. ont été très rapidement fermées. Malgré les exigences de Schengen, les frontières sont à ce jour sous contrôle. Les questions de circulation, de mobilité ou de migration sont bien gérées par des spécialistes, des techniciens, de véritables géostratèges parce que le ratio coût-avantage, il faut le gérer et en temps réel, même si des impairs peuvent quelquefois exister. On ne peut pas continuer à tirer à boulets rouges sur les autres. Non, ils sont dans leurs rôles. Quels sont les nôtres ? On ne développe pas mais on se développe ! Je pense qu’à un moment il faut arrêter la victimisation et se pencher sur les priorités des populations. Entre l’émigration «régulière» ou «irrégulière», l’Afrique est dépouillée de sa jeunesse. Quelles sont les conséquences de cette saignée? Pourquoi partent-ils ? Les conditions de vie laissées dans les pays de départ ne sont-elles pas pires que celles qu’offrent les pays de transit ou d’installation ? Je pense qu’il serait bien de s’interroger sur les véritables causes efficientes de l’émigration régulière ou irrégulière. Dire que l’Afrique est dépouillée de sa jeunesse me pose problème. Quelles sont les véritables politiques d’emplois qui ont été mises en place pour retenir ces milliers de jeunes africains dans leur continent ? Est-ce à dire que les départs de ces jeunes énergies et cerveaux, n’ont pas d’impact sur le développement économique des pays d’origine ? On aime bien s’attarder sur des épiphénomènes. Comment reconnaître un cerveau ? Il faut quel diplôme pour être considéré comme un cerveau ? Juste pour caricaturer sans tomber dans la stigmatisation, une infirmière qui quitte l’Afrique pour devenir coiffeuse sur les plages d’Europe, est-ce qu’il faut parler de fuite ou de gain de cerveau ? Je pense que c’est aux pays d’origine de définir les stratégies indispensables pour garder leurs cerveaux. Et d’ailleurs quel est le pays qui ne souhaiterait pas accueillir les meilleurs informaticiens, financiers, physiciens, etc. du monde. Nous sommes à l’ère des mobilités, je pense que les technologies de l’information et de la communication devraient servir de raccourci aux pays d’origine pour une meilleure circulation de leurs cerveaux afin de bien profiter de leurs compétences. Comment expliquez-vous le phénomène «Barça ou Barsaax »? L’envie de se réaliser, le besoin d’échapper aux incessantes formes d’injustice, la quête d’un emploi réconfortant, une gouvernance angélique et un avenir alléchant sont, entre autres, autant de raisons justifiant la recrudescence du phénomène des embarcations. Embarcations de fortune, grillages de Ceuta ou barrages des Canaries et d’ailleurs, ne décourageront pas tous ceux pour qui, la galère d’un clandestin en Europe est préférable au fait de croupir dans un village sans espoir du Sahel ou dans la banlieue oubliée d’une mégalopole africaine. La situation des candidats à la migration est-elle une priorité pour les politiques d’ici ou d’ailleurs ? Je n’en suis pas sûr. Le «Barça ou Barsaax» d’hier est aujourd’hui «l’Allemagne ou la Méditerranée» pour ces nombreux syriens, irakiens et subsahariens qui cherchent accueil péniblement. Cela relèverait du miracle, que d’espérer des voix autorisées s’élever de certains pays du Moyen-Orient, lourdement affectés par la guerre. Mais en Afrique, avec autant d’institutions (CEDEAO, UMEOA, SADEC, Union africaine, etc.), d’Etats souverains ou de gouvernements souverains, je pense qu’on aurait dû entendre des voix inventant une nouvelle gouvernance des migrations, face aux politiques du Nord qui font dans le «bricolage concept», celui de «réfugié de guerre». Tout donne l’impression que des cris de désespoir des migrants sont répondus par des échos silencieux des gouvernements africains et du Moyen Orient. N’est-ce pas ? C’est vraiment regrettable, mais surtout affligeant de voir ces centaines de personnes qui cherchent à se rendre en Europe, sous le silence des gouvernements africains et du Moyen Orient. Je veux bien savoir ce que l’OCI, l’Union africaine, l’UMEOA, etc. font de leur quotidien. J’ai lu un communiqué de la CEDEAO relayé par un journal local, sur la question de la migration. Malheureusement elle a été évoquée hâtivement, ce qui d’ailleurs laisse penser qu’elle n’est pas prioritaire dans l’agenda des gouvernements africains. Y a-t-il une politique de base en Afrique en général et au Sénégal en particulier, pour retenir les jeunes dans les terroirs ? Ce n’est pas dans la compétition de la contestation que nous allons construire des Etats forts. C’est en aidant les populations surtout jeunes à être ambitieuses, innovantes et productives, que l’envie de partir à tout prix arrivera à s’estomper. L’Afrique a besoin d’une rupture dans sa manière d’associer les jeunes aux programmes politiques. Il nous faut arrêter de faire la promotion des brûleurs de pneus, des poseurs d’affiches et autres grands laudateurs. Je pense qu’en Afrique nos Etats se sont longtemps amusés à se complaire dans le grand tâtonnement en matière de mise en place de véritables politiques d’emploi. L’horizon n’est pas bouché. Il ne doit pas l’être d’ailleurs car nous nous devons des exigences en matière de formation et de compétences. Les jeunes ne devraient-ils pas être associés à la construction de leur présent et de leur avenir ? L’absence de vision est épisodiquement le charme de notre quotidien. Il y a trente ans, on a parlé du programme «un maîtrisard, une boulangerie», il y a moins d’une dizaine d’années, un plan «Reva» (Retour vers l’agriculture) et présentement d’une politique de «Vacances citoyennes». Je ne sais pas si on va se donner les moyens de comprendre pourquoi ces programmes, plans et politiques annoncés à grande pompe, n’ont pas donné les résultats escomptés. L’emploi, un enjeu de sécurité nationale, est tellement sérieux que sa gestion nécessite de la rigueur. La création d’un Observatoire de l’emploi, permettant la prospection et la prospective, avec une vision à la fois accélérateur de croissance et attracteur de talents, me paraît être une solution durable. Les émigrés restent des acteurs incontournables de la vie économique des pays d’origine. Comment les Etats peuvent-ils renforcer cette dynamique? La recherche, au même titre d’ailleurs que les politiques, est toute contente de rappeler les transferts d’argent des émigrés Sénégalais. Au mois de juillet, il a été partout rappelé que plus de 842 milliards FCFA, estimés au cours de l’année 2014, ont été envoyés par des émigrés sénégalais. Je pense que la question de l’émigration ne doit pas se limiter à l’envoi des fonds. L’urgence est de voir comment faire pour que les ressources de la diaspora, tant financières que non financières, puissent démultiplier les efforts de développement familiaux, communautaires et nationaux dans les pays d’origine. La priorité pour les politiques devrait être la mise en place des partenariats stratégiques crédibles et stables entre les Etats, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé. Partenariat qui fournirait un cadre permettant de mobiliser les diasporas et de leur donner les moyens de partager et de transférer leurs ressources dans leur pays d’origine. C’est de cette manière que la diaspora se sentira soutenue. Les politiques migratoires ne devraient-elles pas aider les émigrés à réussir le retour dans leur pays ? Il ne s’agit pas uniquement d’encourager le retour des migrants au pays d’origine. Je pense qu’il faut plutôt des politiques migratoires qui, entre autres, incitent les Etats à s’appuyer sur leurs relations avec les banques régionales et les institutions du secteur des finances pour soutenir leurs diasporas à développer des idées innovantes et capables de contribuer aux investissements et de participer à l’essor du secteur privé afin de créer des emplois. La politique migratoire qu’il nous faut c’est celle qui encourage nos Etats à connaître leurs diasporas ; celle qui promeut la mobilisation des diasporas dans les pays d’origine et de destination, en mettant en place un environnement politique et réglementaire favorable qui permettrait au potentiel des diasporas de porter du fruit. Il nous faut mobiliser la diaspora pour bénéficier de ses connaissances et compétences, de son expérience, de ses ressources humaines et financières. Faire en sorte que des experts hautement qualifiés de la diaspora africaine puissent être recrutés sans qu’il soit nécessaire de les relocaliser physiquement, en les considérant comme des réseaux plutôt que des entités individuelles et en leur permettant d’assurer des prestations de services par interaction virtuelle. |
| ALY TANDIAN, DIRECTEUR DU GROUPE D’ETUDES ET DE RECHERCHES SUR LES : MIGRATIONS & FAITS DE SOCIETES |
mardi 29 septembre 2015
NURSES ROUND: Mandela Washington Fellowship
NURSES ROUND: Mandela Washington Fellowship: The Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders, begun in 2014, is the flagship program of President Obama’s Young African...
vendredi 25 septembre 2015
Agenda 2030 : la juste place des migrations
Paris le 24 septembre 2015 - Le Sommet des Nations Unies qui se tiendra du 25 au 27 septembre prochains et rassemblera plus de 150 dirigeants mondiaux, adoptera officiellement le nouvel Agenda de développement durable. Intitulé « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 » et fondé sur une approche par les droits, ce cadre universel a pour ambition d’ériger des sociétés pacifiques, inclusives, où personne ne sera laissé de côté. Décliné en 17 objectifs et 169 cibles, l’agenda 2030 devra relever, de front, les défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels le monde est aujourd’hui confronté.
Là est la raison d’être de ce programme qui se veut transformatif : éradiquer la pauvreté, lutter contre les inégalités, protéger l’environnement, assurer à tout un chacun l’accès à ses droits fondamentaux, économiques, sociaux et culturels. L’enjeu est celui d’un monde juste pour notre génération et celles qui la suivront.
Relever le défi du développement durable impliquera que les migrations et les migrant-e-s y soient pleinement intégré-e-s. Ils/elles devront être ciblé(e)s par les politiques et stratégies qui seront mises en place mais également et avant tout, ils/elles en seront les acteurs/trices.
A l’approche de ce Sommet, il semble plus que jamais nécessaire de rappeler que les migrations joueront, comme elles l’ont toujours fait, un rôle essentiel dans le lien entre les espaces et les peuples, dans la (re)connaissance mutuelle et le développement partagé. Ce phénomène inhérent à la nature humaine, devra être accompagné, protégé et facilité. Ainsi, l’agenda 2030 ne pourra, en aucun cas, être au service d’une volonté illusoire et contradictoire de brider les mobilités humaines. Il devra à l’inverse garantir que la migration soit un choix et non une nécessité, ainsi que libérer le plein potentiel des migrant-e-s au service du développement.
Aussi, nous, membres du Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM), attendons que la voix de la France soit à la hauteur de ce moment historique et que, sans ambigüité, elle remette les migrations à leur juste place dans le débat sur le développement ; à savoir celle d’une richesse pour les sociétés.
******************************
Contact :
Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM)
14, passage Dubail, 75010 Paris
Tel : 01 44 72 02 88
E-mail : forim@forim.net
Web : www.forim.net
lundi 7 septembre 2015
Quotas de migrants : la Hongrie divise l'Europe
Alors que l'Union européenne se déchire sur la répartition des réfugiés entre ses membres, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, agite le spectre d'une invasion.
L'élan d'unanimité porté par les photos d'Aylan Kurdi, le petit noyé de Bodrum (Turquie), s'annonce de courte durée entre dirigeants européens: l'UE recommence à se déchirer sur le sort des demandeurs d'asile débarqués sur ses plages, avec en toile de fond la polémique ravageuse sur une incompatibilité entre l'Europe et l'islam.
C'est encore une fois Viktor Orban, l'enfant terrible des sommets, qui a allumé le feu. Le premier ministre hongrois, directement confronté à un engorgement de réfugiés coincés à Budapest sur la route de l'Allemagne, s'inquiète ni plus ni moins d'une invasion: «Aujourd'hui nous parlons de centaines de milliers, l'an prochain nous discuterons de millions et, d'un seul coup, dit-il, nous nous retrouverons en minorité sur notre propre continent.»
Le premier ministre Orban, défenseur inlassable de l'identité hongroise depuis le crépuscule de l'Union soviétique, n'en est pas à son coup d'essai. Mais ses tirades sur une «Europe chrétienne» assaillie de toute part rencontrent un solide écho chez les voisins slovaques, tchèques, polonais et même ailleurs. Elles viennent surtout compliquer les efforts de conciliation. L'Allemagne et la France entendent profiter de l'«effet Aylan» pour ressouder l'Europe sur un programme d'accueil cohérent en faveur des rescapés de quatre ans de massacres en Syrie.
lefigaro.fr
lundi 27 juillet 2015
FERME BOVINE DE MBILOR: RISQUE D’EXTERMINATION DU CHEPTEL
Le village de Mbilor se trouve dans la commune de Bokhal,
département de Dagana, arrondissement de Mbane, à 12 km de Richard Toll et 6 km
de Dagana sur la route national. Il compte une population de plus de 2000
habitants.
En 2011 l’état du Sénégal avec la coopération espagnole avait
investi plus d’un milliard de franc Cfa pour l’acquisition d’une ferme agro-pastorale,
implantée dans le village entre la zone
agricole et les habitations.
Ainsi il a fallu exproprier les 50 hectares de terre
cultivable du village pour l’affecter à la ferme, considérant que la gestion
revient exclusivement à l’union des producteurs du village sous la
supervision de l’ANIDA (Agence national pour l’insertion et le développement
agricole).
L’agence proposa aux producteurs de travailler quatre mois
sans salaires pour permettre à la ferme de pouvoir prendre en charge au-delà de
cette échéance, des salaires pouvant aller de 150 000 f à 160 000 f Cfa
pour chaque producteur. Ensuite, il se
verra octroyer au-delà de quatre années deux vaches et un hectare de terre
cultivable.
Dés l’entame du projet, une centaine de vaches laitières composait le cheptel et produisait chacune
vingt litres de lait en moyenne soit une capacité globale de 2100 litres par
jour. Aujourd’hui, plus de quatre ans après, une vache n’est pas en mesure de
produire un litre de lait par jour.
Cette situation catastrophique est due à un « détournement
d’objectif, une gestion réorientée et nébuleuse de la ferme par les superviseurs
et des engagements non respectés. Il a
fallu intimider les producteurs et dissuader toute velléité de refus pour
extirper de la ferme un nombre de trente vaches dont la destination reste
inconnue de ceux-ci. Ce qui s’est passé en deux phases et à des heures
nocturnes. » D’après les producteurs. Ce qui à poussé à la population
d’exprimer massivement leur colère lors d’une manifestation ce 23 juillet 2015
qui, jusque là étouffée
« Nous avons réinvesti la totalité des 47 millions
que nous avions récoltés de la vente du lait pour nourrir le cheptel, alors que
les cinquante hectares restent jusqu’à présent non cultivés et les animaux
risques une extermination faute de prise en charge. Nous interpellons l’état,
le président de la république et le ministre de l’élevage à s’enquérir d’urgence
d’une telle situation qui plonge les habitants dans une crise socio-économique
profonde car ne dépendant que de leur terre pour vivre. »Raconte Ousmane
Mbothie : commissaire au compte de l’union des producteurs de Mbilor
lundi 20 avril 2015
mercredi 15 avril 2015
lundi 23 février 2015
dimanche 15 février 2015
mercredi 11 février 2015
lundi 9 février 2015
Présentation du "Dictionnaire des migrations internationales. Approche géohistorique."
Jeudi 12 Février 2015, 16:00 – 17:30
Le Musée de l’histoire de l’immigration accueille les promoteurs duDictionnaire des migrations internationales. Approche géohistorique, sous la direction de Gildas Simon, qui paraît en février 2015.
- 16h : mot d’accueil par Benjamin Stora, Président du Conseil d'orientatio du Musée de l’histoire de l’immigration
- 16h15 : Gildas Simon, géographe, fondateur de Migrinter et de la Revue européenne des migrations internationales : Les objectifs scientifiques duDictionnaire des migrations internationales
- 16h30 : Thomas Lacroix, Directeur adjoint de Migrinter : une entreprise scientifique mondialisée
- 16h45 - 17h15 : discussion avec les médias, le Comité de rédaction, les contributeurs (20 environ) et le public
mardi 27 janvier 2015
Achille Mbembé « l’Afrique qui vient sera une terre de migrations »
Quelle est cette Afrique qui vient ?
L’Afrique représente plus de 1 milliard d’habitants. Au cours des dix à quinze dernières années, ce continent a affiché, avec des variations en fonction des pays, des taux de croissance de 5 à 6 % par an. Cela marque un nouveau cycle de création de richesses. L’urbanisation s’est accélérée avec l’émergence de métropoles et de corridors urbains tels que celui en voie de formation qui longe la côte du golfe de Guinée, de Lagos (Nigeria) à Accra (Ghana), ou bien encore cette immense région sud-africaine réunissant Johannesburg, Kuruleni, Midrand, Pretoria, et qui concentre plus du quart de toute la richesse africaine.
Il faut signaler aussi la constitution de nouvelles diasporas comme celle des Chinois qui, pense-t-on, sera constituée bientôt de plus de 1 million de personnes. En retour, des diasporas commerçantes africaines se forment dans les grandes villes chinoises. Le regard africain bascule vers l’Asie. Il suffit de prendre l’avion qui va de Johannesburg à Shanghaï, à Mumbai (Inde) ou à Ankara (Turquie) pour constater un recadrage des rapports géopolitiques entre l’Afrique et le reste du monde.
À côté de tout cela existe une nouvelle géographie de la guerre qui va du Sahara occidental jusqu’à la mer Rouge en passant par le Sahel, toute une trouée qui divise le continent entre le Nord et le Sud, une espèce de double enfermement à cause de l’existence et de la cristallisation des frontières héritées de la colonisation qui empêchent fluidité et circulation, mais aussi de la difficulté grandissante des Africains pour se déplacer dans le reste du monde.
En résumé, l’Afrique évolue simultanément dans plusieurs directions. Lesquelles, parmi les forces centrifuges ou centripètes qui la travaillent, sortiront victorieuses ? Tout dépendra des formes que les luttes sociales revêtiront. Il est de l’intérêt de notre monde que l’Afrique redevienne son propre centre et qu’elle se constitue comme un vaste espace de circulation. C’est une condition essentielle pour son avenir et pour l’avenir de notre monde.
L’Afrique existe-t-elle en dehors de ce vaste espace de 54 pays ? Y a-t-il une âme qui unit ce continent ?
Elle existe déjà en tant qu’immense espace géographique. Un vol entre Le Cap et Dakar prend une journée, et trop souvent l’on ne mesure pas l’immensité de ce continent. L’Afrique existe en tant qu’imaginaire, prenant appui sur des créations culturelles, artistiques, des discours produits par les Africains qui croient en l’existence d’une entité.
Elle existe comme projet. L’idée de l’Afrique s’est toujours confondue historiquement avec le projet d’une entité qui n’est pas séparée du reste du monde.
Elle existe enfin comme imaginaire « diasporique ». Des gens d’origine africaine résident dans l’ensemble du monde et ce depuis au moins le XVe siècle. Au cours du dernier quart du XXe siècle, on a assisté à une accélération de cette « diasporisation » du continent.
La couleur de la peau est-elle importante pour définir l’Afrique ?
Non, la couleur de la peau ne m’intéresse que sur le plan esthétique. Elle ne peut pas être une question politique ou, plutôt, elle ne devrait pas l’être. D’une part, tous les Africains ne sont pas noirs : en Afrique du Sud, en Angola où 18 000 Portugais sont revenus ces dernières années, au Mozambique, sur toute la côte orientale, qui a toujours entretenu des liens avec les mondes asiatiques et de l’océan Indien, en Afrique de l’Ouest, où l’on trouve des communautés syro-libanaises… D’autre part, tous les Noirs ne sont pas africains, ils peuvent être américains, français, allemands, caribéens.
Ce qui met ensemble tous ces gens d’origine africaine, c’est une vision non pas afrocentrée, mais afropolitaine qui embrasse le monde, les diasporas, et parle au-delà de la couleur.
Comment se manifeste cette culture afropolitaine ?
Elle est visible, par exemple, à travers la musique, avec ces formes qui ont leur source dans des matrices de cultures autochtones, mais sont capables de puiser de manière hybride dans des mondes extérieurs. On voit cette culture afropolitaine dans les mondes urbains contemporains où les peuples se brassent. À Abidjan, Lagos, Dakar, il y a tout une Babel des langues due à l’accélération des migrations internes. (…)
La créolisation de l’Afrique est-elle irréversible ?
Il n’y aura pas de recul possible. Cette créolisation des formes et des paradigmes se retrouve sur le plan religieux, du commerce, des institutions. Cette nouvelle Afrique qui émerge sous nos yeux est une Afrique des assemblages. Il faut la lire à partir de ce principe d’assemblage de formes apparemment contradictoires. Mais le génie de cette Afrique est de faire marcher des choses que l’on n’a pas l’habitude de mettre ensemble. Par exemple, les Églises pentecôtistes qui viennent des États-Unis avec une idéologie assez manichéenne du monde sont gérées par des entrepreneurs religieux africains qui, tout en leur gardant leur forme originelle, arrivent à leur insuffler un contenu qui n’a pratiquement rien à voir avec leur théologie. Cette capacité d’appropriation de presque tout est une constante des pratiques africaines historiques et contemporaines. (…)
N’y a-t-il pas aujourd’hui une Afrique à deux vitesses, Celle des centres en développement et celle des zones grises périphériques ?
Je parlerais même d’une Afrique à plusieurs vitesses faite de toutes sortes d’enclaves. Il y a les villes minières, villes offshore où habitent des gens riches reliés directement aux centres financiers du monde, et puis les vieilles villes comme Lagos, avec derrière des bidonvilles, puis des squats où vivent ceux qui sont « inutiles » du point de vue de la production capitaliste. Ce processus est aussi à l’œuvre à l’échelle du continent avec des zones de guerre, des zones abandonnées à des épidémies et puis d’autres, qui font partie intégrante du monde de la circulation financière.
Ces marginaux constituent le principal danger pour l’émergence africaine…
Il existe en effet une classe de superflus, de gens qui n’ont rien à perdre et qui n’ont d’autre choix que de s’en aller ou de se rendre disponibles comme forces d’appoint dans toutes sortes d’entreprises militaires, religieuses ou criminelles.
Il faut donc que l’Afrique s’ouvre à elle-même, qu’elle abolisse les frontières héritées de la colonisation. C’est un continent immense, les gens n’ont pas besoin d’aller à l’extérieur, mais il faut qu’ils puissent circuler à l’intérieur. Cela nécessite le développement de grosses infrastructures. Il faut des autoroutes, des ports.
Faut-il arriver à un système où les frontières deviennent virtuelles, comme en Europe, ou bien les abolir physiquement ?
Je sais que c’est très utopique, mais il faut le grand projet d’une nationalité africaine. À partir du XVe et du XVIe siècle, la relation de l’Afrique au monde passe par la traite des esclaves, c’est-à-dire un système qui démontre l’incapacité des élites africaines à donner du travail aux personnes pour, au contraire, les vendre à d’autres qui les emploient ailleurs. Imaginez ce que serait l’Afrique aujourd’hui si ces esclaves au lieu de cultiver le coton dans le sud des États-Unis l’avaient cultivé en Afrique ! Sur le continent, il y a beaucoup d’espace et pas suffisamment de personnes.
Donc les dirigeants ont eu beaucoup de mal à organiser l’exploitation et à créer de la plus-value. Cette question, qui existe depuis le XVe siècle, est toujours là. Le nouveau cycle d’accumulation des richesses ne répond pas à ce dilemme historique. Il y a beaucoup à faire en Afrique et pourtant il n’y a pas d’emplois. C’est la contradiction actuelle.
Il faut pour cela abolir les frontières physiques, institutionnelles et de l’imaginaire. Du coup, les investissements externes pourraient être utiles à tous les Africains. C’est un travail de longue haleine.
Pour le moment, l’Afrique est soumise à un régime de confinement qui est mauvais pour le développement du continent. Si on n’ouvre pas l’Afrique sur elle-même, ses habitants n’auront d’autre choix que d’essayer de traverser le Sahara ou la Méditerranée. Et l’on sait ce que cela veut dire à une époque où beaucoup de pays ne veulent pas des Africains. On n’a pas le droit de les exposer dans des pays où ils ne sont pas voulus. Il n’y a aucune raison, aucune, pour que les Africains aillent chercher leur bonheur hors du continent. (…)
Construire des routes est donc un projet révolutionnaire ?
On sait le rôle joué par la construction des chemins de fer dans l’histoire américaine. C’est la même histoire en Afrique : un espace continental où il faut résoudre la question des longues distances en accroissant les possibilités de vélocité et donc d’échange commercial, d’échange des idées. On est à l’ère de la circulation.
La crise sanitaire provoquée par l’épidémie d’Ebola a entraîné, au contraire, des fermetures de frontières…
L’histoire d’Ebola est terrible. En Sierra Leone, au Liberia et en Guinée, il n’y a eu aucun investissement dans le domaine de la santé primaire au cours des trente dernières années. La prévention, l’hygiène ont été saccagées durant les années d’ajustements structurels. À la place d’un système de santé ordinaire a émergé une forme de gouvernement humanitaire où les ONG de toutes sortes ont la responsabilité de la santé des populations.
Ebola et d’autres épidémies émergent dans ce contexte-là. Alors, à quoi cela sert-il de fermer les frontières ou de militariser l’intervention sanitaire ?
Ce ne sont pas des solutions à long terme. Ce qu’il faut c’est rebâtir les systèmes sanitaires ordinaires, investir dans la santé préventive, mieux rémunérer les infirmières… C’est tout de même incroyable qu’au Liberia, quand la maladie a émergé, on nous dise qu’il n’y a pas assez de gants alors que la plus grande plantation de caoutchouc y est exploitée par Firestone. Ce sont toutes ces contradictions qu’il faut mettre à nu. (…)
Vous diriez que l’Afrique est sur- ou sous-exploitée ?
Elle est sous-exploitée ! Les richesses potentielles du continent sont immenses. On découvre presque chaque mois de nouvelles réserves de presque tout. Du gaz au Mozambique. Le pétrole est partout, sauf peut-être en Afrique du Sud. Le manganèse, l’uranium se trouvent au Sahara. L’Afrique n’a pas été suffisamment exploitée ou si elle l’a été, elle a été mal exploitée. Si l’on veut engager un cycle colossal d’accumulation des richesses, c’est sur ce continent. Il y a moyen de l’exploiter rationnellement, au bénéfice des Africains et de tous ceux qui veulent investir leur argent. Il faut bâtir une coalition universelle pour le développement de l’Afrique.
Comment changer les pratiques et les mentalités des élites africaines ?
Il faut un nouveau rapport de force entre l’Etat et la société. Des deux côtés : par le bas, au travers des luttes sociales et de la démocratisation ; et par le haut, car ces élites sont dénationalisées. Elles n’ont plus de compte à rendre au peuple. Elles sont insérées dans des circuits internationaux. Cela a commencé avec la traite des esclaves, ça s’est poursuivi avec la colonisation. Aujourd’hui encore, ce sont les mêmes ! Leurs avoirs sont en Suisse ou dans le XVIe arrondissement de Paris, ou à la City ; leurs enfants sont à Hagard ou Stanford. Il faut un cadre éthique. Ce n’est pas normal que les banques suisses recèlent des richesses volées.
La démocratie ne suffit pas ?
Les élites perdent rarement les élections parce qu’elles disposent de tous les outils pour les truquer. Un homme, une voix, bien entendu, mais ce n’est pas suffisant. Il y a un supplément à imaginer pour tenir compte des conditions anthropologiques spécifiques.
Lequel ?
Les femmes, par exemple.
Deux voix pour les femmes ?
Peut-être pas, mais un coefficient. Les rapports hommes femmes doivent être articulés dans la représentation. Les rapports jeunes vieux aussi. Prenez le Cameroun de Paul Biya. Il est dirigé par à peu près 200 vieillards qui ont entre 70 et 83 ans, l’âge du président. Dans un pays de 20 millions d’habitants dont 80 % sont des jeunes de 12 à 25 ans, ce n’est pas possible ! (…)
Comment l’Afrique peut-elle réinventer son rapport à l’Occident ? Doit-elle lui tourner le dos, lui dire de garder son argent et se débrouiller toute seule ?
Ce qui me frappe, c’est que l’Europe elle-même se provincialise. Elle nous facilite les choses. On n’a pas besoin de lui tourner le dos, elle nous tourne le dos toute seule. J’ai l’impression que c’est un mouvement profond, qui se nourrit du fantasme de la communauté sans étranger. Un désir d’apartheid à l’échelle mondiale. L’Europe est en train de tourner le dos à ce moment kantien qui aura fondé sa modernité et son attractivité.
L’Afrique ne doit tourner le dos à personne. Elle doit s’ouvrir, ouvrir ses frontières et devenir terre de migrations. Il nous faut réfléchir à comment inclure les Chinois parmi nous, et les autres. Il faut ouvrir l’Afrique ! Accueillir tous ceux qui viennent, les intégrer. Reprendre le rôle que l’Europe a joué. Les gens bien formés qui ne trouvent pas de travail aux États-Unis ou en Europe, ces cerveaux flottants, qu’ils viennent en Afrique. Venez chez nous !
Qu’est-ce que l’Afrique peut apporter au monde ?
Elle a beaucoup à offrir. Le monde qui vient sera précaire. L’Afrique a vécu la précarité des siècles durant. Elle a développé toute une série d’idées, de techniques et de mécanismes pour répondre à des situations extrêmes. Elle est une archive énorme pour le reste de l’humanité.
Vous appelez les diasporas à rentrer ?
Non, j’appelle à la formation de nouvelles diasporas. Les Chinois sont en train d’arriver. Il faut les recevoir. Les Portugais, les Grecs, tous ces cerveaux qui flottent, ces gens qualifiés et qui n’ont pas de boulot, ils sont les bienvenus. (…)
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«C’est
vraiment regrettable, mais surtout affligeant de voir ces centaines de
personnes qui cherchent à se rendre en Europe, sous le silence des
gouvernements africains et du Moyen Orient ». La remarque est du
sociologue Aly Tandian, Enseignant-chercheur, Directeur du Groupe
d’Etudes et de Recherches sur les Migrations & Faits de Sociétés.
Dans cet entretien, il se demande ce que l’OCI, l’Union africaine,
l’UMEOA, etc. font du quotidien des migrants. Ce qui l’amène à conclure
que la question migratoire est loin de constituer une priorité dans
l’agenda des gouvernements africains. Le sociologue évoque aussi les
causes de l’immigration et préconise des solutions pour fixer les jeunes
dans leur pays, à travers la création d’un Observatoire de l’emploi,
permettant la prospection et la prospective.




