Beaucoup de
pays ont failli dans la prise en charge des migrants. Cette situation, d’après
Pr Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et
le développement (Amld), qui dirigeait la session sur «Migration et Diaspora»,
dans le cadre du 6e sommet Africités, est liée à une absence de politique.
La problématique de la migration a été, mercredi dernier, au centre des
débats du deuxième jour de la 6e édition du Sommet Africités. Et pour les
panélistes, bon nombre de pays africains ont failli dans la prise en charge des
migrants, malgré l’apport de ces derniers dans le développement des terroirs.
Cette situation, d’après Pr Nioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la
migration, le leadership et le développement (Amld), est liée à l’inexistence
de politique migratoire. «Aucun des pays européens n’a une politique
migratoire, encore moins les pays africains. Ce qu’ils ont, c’est des
priorités nationales ponctuelles. Et ils élaborent des stratégies et des
politiques en fonction de cela. Des politiques globales, inclusives, concertées,
cohérentes, bien coordonnées entre les différents secteurs d’un gouvernement,
n’existent nulle part. Et on a d’énormes difficultés à le faire comprendre à
nos gouvernants», a dénoncé l’ancien ministre de la Femme, de l’Enfance et de
la Famille, sous Abdou Diouf. A son avis, «les gouvernements se voilent
la face et cherchent la facilité. A preuve, à chaque fois qu’il y a une
conférence internationale sur la question, ils envoient un technicien qui ne
sait pas de quoi on parle et, à chaque fois qu’il prend la parole». Ainsi,
a-t-elle exhorté les autorités nationales à sensibiliser les consuls, afin
qu’ils sachent qu’ils sont les premiers interlocuteurs des migrants. Les
consuls doivent faire l’effort de savoir où sont leurs ressortissants, quels
sont leurs profils, leurs problèmes…. Mme Ndiaye a aussi demandé que les
ministères des nationaux vivant à l’étranger cessent d’être des postes de récompense
politique. Ces ministères doivent aller à la rencontre des ressortissants et de
s’enquérir de leurs préoccupations.
Concernant la base, c’est-à-dire dans les collectivités locales, la présidente de l’Amld a indiqué qu’on ne peut pas éluder la question migratoire quand on parle de développement d’une collectivité locale ou d’un terroir. Ainsi, la prise en compte de la migration interpelle les autorités locales dans la mesure où l’aménagement du territoire doit tenir compte de la présence des migrants.
Participation des migrants au développement
Pour encourager la participation des migrants au développement de leur pays d’origine, le Mexique a été cité, mercredi dernier, dans le cadre du 6e sommet Africités, en exemple. Dans ce pays, les migrants sont impliqués dans le financement des projets de développement et de modernisation de la commune d’origine du migrant. Ainsi, chaque commune locale et fédérale triple le dollar investi par le migrant pour constituer un fonds d’investissement.
Pr. Ndioro Ndiaye et ses partenaires ont souhaité que cette expérience fasse tâche d’huile dans les collectivités locales des pays africains. Elle explique que de telles initiatives font naître des sentiments d’appartenance politique, économique et culturelle de la diaspora pour son pays d’origine et renforcent les aspects positifs de la transnationalité. Cela permet également de faire participer les migrants dans la création de richesse de leurs terroirs d’origine. Au Sénégal, elle a pris l’engagement de lancer un projet pareil dénommé «Un pour trois» dans les collectivités le souhaitant.
Pour alimenter ce fonds, les ressources doivent provenir dans un premier temps, du migrant, de la mairie et du Conseil régional, ou de son gouvernement central. La contribution de chaque partie est estimée à 1000 ou 10 000 francs Cfa. Dans un second temps, ce chiffre est multiplié par le nombre de migrants souhaitant participer au projet et identifiés par la mairie. Co-géré par les communes concernées et leur diaspora, ce fonds peut servir à l’éclairage, aux infrastructures scolaires, sanitaires, entre autres. Mais toujours est-il qu’il y ait un retour d’investissement, parce que le migrant n’est plus considéré comme un samaritain. C’est un investisseur, donc il a droit aux dividendes.
Concernant la base, c’est-à-dire dans les collectivités locales, la présidente de l’Amld a indiqué qu’on ne peut pas éluder la question migratoire quand on parle de développement d’une collectivité locale ou d’un terroir. Ainsi, la prise en compte de la migration interpelle les autorités locales dans la mesure où l’aménagement du territoire doit tenir compte de la présence des migrants.
Participation des migrants au développement
Pour encourager la participation des migrants au développement de leur pays d’origine, le Mexique a été cité, mercredi dernier, dans le cadre du 6e sommet Africités, en exemple. Dans ce pays, les migrants sont impliqués dans le financement des projets de développement et de modernisation de la commune d’origine du migrant. Ainsi, chaque commune locale et fédérale triple le dollar investi par le migrant pour constituer un fonds d’investissement.
Pr. Ndioro Ndiaye et ses partenaires ont souhaité que cette expérience fasse tâche d’huile dans les collectivités locales des pays africains. Elle explique que de telles initiatives font naître des sentiments d’appartenance politique, économique et culturelle de la diaspora pour son pays d’origine et renforcent les aspects positifs de la transnationalité. Cela permet également de faire participer les migrants dans la création de richesse de leurs terroirs d’origine. Au Sénégal, elle a pris l’engagement de lancer un projet pareil dénommé «Un pour trois» dans les collectivités le souhaitant.
Pour alimenter ce fonds, les ressources doivent provenir dans un premier temps, du migrant, de la mairie et du Conseil régional, ou de son gouvernement central. La contribution de chaque partie est estimée à 1000 ou 10 000 francs Cfa. Dans un second temps, ce chiffre est multiplié par le nombre de migrants souhaitant participer au projet et identifiés par la mairie. Co-géré par les communes concernées et leur diaspora, ce fonds peut servir à l’éclairage, aux infrastructures scolaires, sanitaires, entre autres. Mais toujours est-il qu’il y ait un retour d’investissement, parce que le migrant n’est plus considéré comme un samaritain. C’est un investisseur, donc il a droit aux dividendes.

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