
Editorial du « Monde ». Cette fois, pas de photo, mais une évaluation, un chiffre : plusieurs centaines de migrants auraient péri – dans la nuit du 12 au 13 avril, semble-t-il – au large de la Libye, lors du naufrage de leur embarcation. Du moins est-ce là le récit, concordant en tous points, recueilli cette semaine en Grèce par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Il est sans doute encore trop tôt pour se prononcer définitivement sur l’ampleur de ce drame. Mais il confirme, en toute hypothèse, cette autre vérité : l’Europe va devoir vivre longtemps avec une massive poussée migratoire venue du Sud, et avec les tragédies qui l’accompagnent.
Un accord entre l’UE et la Turquie qui ne règle pas la question
Rien ne serait plus faux, et irresponsable, que d’imaginer la question à moitié réglée depuis le médiocre accord, conclu fin mars, entre l’Union européenne (UE) et la Turquie. Pour l’essentiel, il s’agit là de tenter de maîtriser l’afflux de réfugiés fuyant les guerres de Syrie et d’Irak, voire d’Afghanistan, et qui, venant de Turquie, passent clandestinement en Grèce pour solliciter l’asile politique dans l’un des vingt-huit pays membres de...
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