lundi 18 février 2013

Migration : De nouvelles approches pour la presse

En 5 jours d’atelier thématique, théorie liée à la pratique, les journalistes venus des pays du Maghreb, du reste du continent et d’Europe, ont échangé en professionnels sur des questions migratoires. L’objectif était de traiter ce sujet avec d’autres approches porteuses.
Les nouvelles approches préconisent la prise en compte d’un certain nombre de paramètres tels que le contexte ; l’environnement dans lequel les interviews doivent être réalisées ; l’accord des personnes concernées ou pas ; les phases de recouper les témoignages ; les conditions de recoupement ; les lieux ; les pays ; les violences et traumatismes. Tout en privilégiant le temps, l’atmosphère et la personne, le milieu juridique, afin d’obtenir une fiabilité très crédible du témoignage, car les migrants dissimulent très souvent leurs identité et âge.
Pour se mettre à l’abri de pièges, l’atelier a recommandé d’éviter dans les camps de réfugiés, les premiers venus, les gardiens, les porte-paroles, les personnes âgées, et de bien choisir les canaux d’informations avec les organisations humanitaires et les services de sécurité. En clair, il faut donc savoir choisir son lieu, surtout éviter les lieux de regroupement, les femmes et les mineurs.  Et savoir faire preuve de psychologie : les causes du départ, les enjeux, le travail, et les rapports de force, ne doivent pas être négligés par les hommes de médias.

jeudi 14 février 2013

Migration irrégulière Marocains et Sénégalais se donnent la main

«Envisager des solutions pour assurer la liberté de circulation des personnes dans le respect de la légalité et des dispositions des accords conclus entre les deux pays, pour régler ce problème de migration qui gêne les deux peuples»

mercredi 13 février 2013

OMD Post 2015 : le Sénégal sélectionné parmi 24 pays d’Afrique pour proposer une vision nationale de développement

Ban Ki Moon a pris l’initiative d’engager un processus global de consultations afin de recueillir le point de vue de tous les acteurs du développement et de faire émerger la voix des marginalisés. C’est dans cette perspective que le Sénégal a été sélectionné pour faire partie des 50 pays dont 24 au niveau africain pour la proposition d’une vision nationale de développement. Le ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Kane qui présidait ce mercredi la cérémonie de lancement officiel du processus Post 2015 au Sénégal a fait la déclaration.

lundi 11 février 2013

Se former pour une vraie solidarité avec les migrants

Vous montez une action de solidarité internationale avec les migrants ? Vous souhaitez organiser un temps d’échanges et de formation dans votre réseau ou pour vos jeunes sur la migration ? Vous pensez qu’une sensibilisation de votre équipe à l’interculturel pourrait les aider dans leur travail ? Nous pouvons vous aider.

Rencontre citoyenne de «haut niveau» entre le Forum social sénégalais et le Conseil national des Marocains au Sénégal.



 
Le Sénégal et le Maroc, «deux pays frères» que tout lie et relie à la fois mais qui semblent si éloignés parfois par les contingences de la vie. «Nous constatons actuellement de nombreux faits divers sur la migration, la libre circulation des personnes et des biens entre la sous-région ouest africaine et celle du Maghreb arabe», relève Farssi Sidi Mohammed, président du Conseil national des Marocains au Sénégal. Selon lui, des faits récurrents relatifs à la migration ou «des faits d’expulsion, de rapatriement» aussi bien dans la Cedeao qu’au Maghreb sont relevés entre les deux pays.
  La dynamique migratoire inter africaine est très vivante, mais elle fait face à beaucoup de contraintes et d’entraves, malgré toutes les dispositions prévues dans les lois, des conventions et autres textes relatifs à la libre circulation des personnes et des biens», a-t-il expliqué, samedi, lors d’une rencontre citoyenne de «haut niveau» entre le Forum social sénégalais et le Conseil national des Marocains au Sénégal.
Une concertation qui se tient  «dans un esprit de fraternité» entre les sous-régions de la Cedeao et du Maghreb aux fins «d’une contribution consistante» au prochain Forum social mondial prévu en mars 2013 à Tunis. «C’est une manière de voir comment chacun de son côté pourra apporter une contribution permettant de raffermir, de consolider, de perpétuer ces relations-là et comment nous pouvons lever les écueils notés ça et là», indique, pour sa part Mignane Diouf du Forum social sénégalais.

mardi 5 février 2013

Migration et solidarité dans la foi

Rome, 29 janvier 2013

Le cardinal Veglio indique deux exigences de la « civilisation » lorsque l’on parle de migrations : « La dignité de chaque personne exige protection, dans le droit fil de celle due aux droits fondamentaux de l’homme. La même chose doit être dite pour les devoirs, que tous doivent assumer pour garantir la sécurité, le développement et la paix réciproque ».
Le cardinal Antonio Maria Veglio, président du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les personnes ne déplacement, a présenté cette allocution ce 29 janvier, lors d’un symposium sur « Migration et solidarité dans la foi », organisé au siège romain de la Communauté de Sant’Egidio.
La rencontre est promue par l’ambassade de Roumanie près le Saint-Siège et elle a été l’occasion de remettre au cardinal Veglio  les insignes Commandeur de l’Ordre national « Etoile de Roumanie ».

lundi 4 février 2013



Rencontre internationale sur la migration entre les pays de la Cédéao et le Maghreb le 9 février à Dakar en collaboration avec le forum social sénégalais.

Migration: La CEEAC et l’OIM prévoient un accord pour l’Afrique Centrale

Les deux institutions se sont entretenues sur ce sujet le 28 janvier en marge du sommet de l’UA à Addis-Abeba en Ethiopie


Selon un communiqué de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), une rencontre a eu lieu entre le Secrétaire Général de l’institut Nassour Guelengdouksia Ouaïdou et l’Ambassadeur, Directeur Général de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM), William Lacy Swing le lundi 28 janvier. Au cœur de cette rencontre, il fallait trouver les différents procédés à mettre sur pied pour poser les bases d’une coopération durable et fructueuse sur les mouvements de migrations en Afrique Centrale. William Lacy Swing a, au cours de l’entretien suggérer à la CEEAC d’emboiter le pas aux autres Communautés en mettant sur pied une politique sur les migrations. Ainsi, les deux parties se sont alors entendues sur l’élaboration d’une plateforme commune qui va se matérialiser par la signature très prochainement d’un Mémorandum d’Entente ou par un accord de coopération. Dans le but de discuter plus amplement des termes du projet de coopération, les dirigeants des deux institutions devront se retrouver à N’Djamena au Tchad.

Solidarité avec la République Soeur du Mali



Dans le monde entier, des millions de personnes émigrent pour chercher du travail, qu'il s'agisse de travaux agricoles non qualifiés ou d'un poste de programmeur informatique. Regroupées, ces personnes formeraient le cinquième pays de la planète. Or le nombre de migrants qui traversent les frontières en quête de travail ou de sécurité pourrait augmenter rapidement au cours des prochaines décennies si la mondialisation ne crée pas de débouchés ni d’emplois. Pour l’OIT, le monde se trouve aujourd’hui face à la nécessité d’élaborer des politiques et de se doter des ressources qui lui permettront de mieux gérer les migrations de main-d’œuvre afin que celles-ci contribuent à la croissance et au développement des pays d’émigration et des pays hôtes, ainsi qu’au bien-être des migrants eux-mêmes. En 2004, la Conférence internationale du Travail de l’OIT a adopté un Cadre multilatéral sur les migrations de main-d'œuvre, qui fait partie du Plan d'action pour les travailleurs migrants approuvé par les mandants de l'OIT. Ce Plan d’action de l’OIT vise à mieux gérer les migrations de main-d’œuvre afin que celles-ci contribuent à la croissance et au développement des pays d’émigration et des pays hôtes, ainsi qu’au bien-être des migrants eux-mêmes.

vendredi 1 février 2013

Analyses: Pourquoi il faut croire en l'Afrique

La crise au Mali ne doit pas occulter une tendance de fond : l'Afrique noire semble - enfin - prête pour une croissance durable

Gestion de la migration en Afrique : Pr Ndioro Ndiaye fustige l’absence de politique


Beaucoup de pays ont failli dans la prise en charge des migrants. Cette situation, d’après Pr Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (Amld), qui dirigeait la session sur «Migration et Diaspora», dans le cadre du 6e sommet Africités, est liée à une absence de politique.
La problématique de la migration a été, mercredi dernier, au centre des débats du deuxième jour de la 6e édition du Sommet Africités. Et pour les panélistes, bon nombre de pays africains ont failli dans la prise en charge des mi­grants, malgré l’apport de ces derniers dans le dé­veloppement des terroirs. Cette situation, d’après Pr Nioro Ndiaye, présidente de l’Allian­ce pour la migration, le leadership et le développement (Amld), est liée à l’inexistence de politique migratoire. «Aucun des pays eu­ropéens n’a une politique migratoire, en­core moins les pays africains. Ce qu’ils ont, c’est des priorités nationales ponctuelles. Et ils élaborent des stratégies et des politiques en fonction de cela. Des po­­litiques globales, inclusives, con­certées, cohérentes, bien coordonnées entre les différents secteurs d’un gouvernement, n’existent nulle part. Et on a d’énormes difficultés à le faire comprendre à nos gouvernants», a dénoncé l’ancien ministre de la Femme, de l’Enfance et de la Famille, sous Abdou Diouf.  A son avis, «les gouvernements se voilent la face et cherchent la facilité. A preuve, à chaque fois qu’il y a une conférence internationale sur la question, ils envoient un technicien qui ne sait pas de quoi on parle et, à chaque fois qu’il prend la parole». Ainsi, a-t-elle exhorté les autorités nationales à sensibiliser les consuls, afin qu’ils sachent qu’ils sont les premiers interlocuteurs des migrants. Les consuls doivent faire l’effort de savoir où sont leurs ressortissants, quels sont leurs profils, leurs problèmes….  Mme Ndiaye a aussi demandé que les ministères des nationaux vivant à l’étranger cessent d’être des postes de récompense politique. Ces ministères doivent aller à la rencontre des ressortissants et de s’enquérir de leurs préoccupations.
Concernant la base, c’est-à-dire dans les collectivités locales, la présidente de l’Amld a indiqué qu’on ne peut pas éluder la question migratoire quand on parle de développement d’une collectivité locale ou d’un terroir. Ainsi, la prise en compte de la migration interpelle les autorités locales dans la mesure où l’aménagement du territoire doit tenir compte de la présence des migrants.

Participation des migrants au développement
Pour encourager la participation des migrants au développement de leur pays d’origine, le Mexique a été cité, mercredi dernier, dans le cadre du 6e sommet Afri­ci­tés, en exemple. Dans ce pays, les migrants sont impliqués dans le financement des projets de développement et de modernisation de la commune d’origine du migrant. Ainsi, chaque commune locale et fédérale triple le dollar investi par le migrant pour constituer un fonds d’investissement.
Pr. Ndioro Ndiaye et ses partenaires ont souhaité que cette expérience fasse tâche d’huile dans les collectivités locales des pays africains. Elle explique que de telles initiatives font naître des sentiments d’appartenance politique, économique et culturelle de la diaspora pour son pays d’origine et renforcent les aspects positifs de la transnationalité. Cela permet également de faire participer les migrants dans la création de richesse de leurs terroirs d’origine. Au Sénégal, elle a pris l’engagement de lancer un projet pareil dénommé «Un pour trois» dans les collectivités le souhaitant.
Pour alimenter ce fonds, les ressources doivent provenir dans un premier temps, du migrant, de la mairie et du Conseil régional, ou de son gouvernement central. La contribution de chaque partie est estimée à 1000 ou 10 000 francs Cfa. Dans un second temps, ce chiffre est multiplié par le nombre de migrants souhaitant participer au projet et identifiés par la mairie. Co-géré par les communes concernées et leur diaspora, ce fonds peut servir à l’éclairage, aux infrastructures scolaires, sanitaires, entre autres. Mais toujours est-il qu’il y ait un retour d’investissement, parce que le migrant n’est plus considéré comme un samaritain. C’est un investisseur, donc il a droit aux dividendes.