mardi 16 février 2016

Mil à Kédougou: Retour vers la Sécurité Alimentaire

                                  Un temps délaissé par le secteur agroalimentaire, le mil revient sur le devant de la scène. © ICRAF/C Atia 
 Le mil, une culture vivrière nutritive et essentielle dans les régions semi-arides d’Afrique, a souvent été négligé par le secteur agroalimentaire, mais suscite depuis peu des initiatives intéressantes

Le mil ou “mil à chandelle” (Pennisetum glaucum), cultivé depuis l’époque préhistorique, est une culture robuste et résistante à la sécheresse, très appréciée et importante dans toute l’Afrique australe et le Sahel. De nombreux agriculteurs utilisent des outils manuels élémentaires pour transformer leur récolte en farine consommable. C’est un travail long et laborieux, en particulier pour les femmes qui assument la plupart des autres tâches ménagères. Néanmoins, le mil est très apprécié pour sa teneur en minéraux essentiels (magnésium, potassium, zinc, etc.) et en éléments nutritifs (vitamine B, acide folique et un acide aminé, la méthionine). Le mil à chandelle est la variété la plus couramment exploitée mais les agriculteurs africains cultivent aussi l’éleusine, le millet commun et le petit mil. Pour produire de la farine de mil de bonne qualité dans la région de Kédougou, principalement dans le millieur rural au Sénégal, des batteuses et broyeurs manuels doivent être conçus et  utilisés dans plus de 1 000 villages  et coopératives agricoles, touchant ainsi près de 14 000 agricultrices. La batteuse permet la transformation d’un kg de grain en trois minutes, moins de la moitié du temps qu’exige la même opération manuelle. Elle diminue aussi considérablement le gaspillage alimentaire puisque 90 % du grain est conservé.

Aucun commentaire: