A une rencontre de responsables d’entreprises africaines
auquel il participait le 30 avril 2013 à Londres, le président de la
Banque africaine de développement (BAD), Donald Kaberuka, a indiqué que
l’un des problèmes majeurs auquel le secteur des infrastructures fait face
est le financement et l’entretien. C’était au “The Times CEO Summit
Africa 2013”, organisé par le journal londonien “The Times’’. Il a
également dit que si le déficit financier ne peut être entièrement assuré
par le capital africain, servir de levier pour le trouver est une solution.
Pour Kaberuka, en termes de financement, des
distinctions sont à opérer. Il y a d’abord les projets que
seuls les Etats peuvent financer. C’est le cas de ceux spécifiques aux
besoins d’un secteur d’activité particulier, tel que le transport des
biens des zones minières vers les ports. Il y a ensuite les
projets particulièrement indiqués pour les Partenariats Public-Privés (PPP) et
enfin les autre projets qui sont hautement attractifs pour le secteur
privé. Pour cette raison, a-t-il dit, il est important de s’assurer que
le capital est alloué de manière efficace, qu’il va aux bons projets et que les
ressources sont attribuées de manière efficace.
Le président de la BAD a également dit qu’en plus de
l’investissement dans les nouvelles infrastructures, des ressources suffisantes
doivent être allouées à l’entretien de l’existant, un aspect dont on ne parle
pas assez. Il a en outre mentionné qu’on a par le passé trop insisté
sur le risque africain ; et les gouvernements et les institutions
ont dû alors payer le prix fort pour accéder au capital. Pour lui, il est
important de faire une réévaluation afin de refléter le risque véritable
associé au financement des infrastructures en Afrique.

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