L’Afrique subsaharienne affiche une
croissance forte depuis les 20 dernières années. Bien que la croissance
de certains pays de la région dépende des exportations de ressources
naturelles, bon nombre de pays à faible revenu pauvres en ressources
naturelles ont aussi bénéficié d’une croissance rapide. De fait, huit
des douze économies subsahariennes ayant eu la croissance la plus rapide
depuis 1995 étaient des pays à faible revenu considérés comme pauvres
en ressources naturelles durant cette période. L’on attribue souvent la
croissance économique de l’Afrique subsaharienne au niveau élevé des
recettes tirées de l’exploitation des produits de base et aux
investissements qu’elle a suscités. Bien que cela se vérifie pour de
nombreux pays, plusieurs pays à faible revenu pauvres en ressources
naturelles ont toutefois maintenu des taux de croissance élevés pendant
une période relativement longue. Le chapitre 2 du dernier rapport du FMI
"Les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne"
examine cet aspect méconnu en s’intéressant au cas d’un groupe de six
pays qui ont réussi à se développer à un rythme soutenu alors qu’ils
étaient pauvres en ressources naturelles pendant la période considérée :
le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda et la
Tanzanie. Comment expliquer une telle performance économique ? Y
aurait-il des leçons à tirer de cette expérience pour d’autres pays (de
la zone)? Et surtout la région peut-elle maintenir une telle croissance
durant les 20 prochaines années ?
Discuter de la problématique, impact et enjeux de l'exploitation des ressources #pétrolières et #gazières. Sensibilisation des populations et des décideurs sur les défis et impacts de l'exploitation des ressources #pétrolières et # #environnementaux #sociaux gazières au #Sénégal et une planification pour atteindre toutes les couches sociales de la population et toutes les parties prenantes impliquées dans la gouvernance du secteur. "Les ressources naturelles appartiennent au peuple"
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vendredi 31 janvier 2014
jeudi 16 janvier 2014
Rapport statistique et démographique sur les migrations'
Comment
la question des migrations est-elle abordée par les Belges ? Plusieurs
études récentes, dont le Baromètre social de la Wallonie 2013, ont
confirmé que les perceptions correspondent rarement à la réalité. Ce 18
décembre, à l’occasion de la Journée internationale des migrants, le
Centre publie son rapport statistique et démographique annuel sur les
migrations. Des chiffres qui permettent à chacun de nuancer ses
positions et d’envisager le fait migratoire autrement que comme un
phénomène menaçant.
Premier
rappel chiffré : la migration, ce n’est pas que l’immigration. L’étude
des flux migratoires est souvent appréhendée à travers l’immigration
étrangère uniquement. Or, les mouvements migratoires en Belgique sont la
résultante des entrées et des sorties du pays, effectuées tant par les
citoyens belges que par les étrangers. Il est donc important de mettre
ces différentes composantes en perspective afin de ne pas tronquer le
phénomène migratoire. Ainsi sur 100 migrations en 2012, il y a eu 59
immigrations/entrées et 41 émigrations/sorties.
Ce chiffre de 100
migrations est évidemment très éloigné de la réalité, puisqu’on a en
réalité enregistré plus de 250.000 mouvements migratoires en Belgique en
2012 (immigrations et émigrations des Belges et des étrangers) ! Ce qui
nous amène à un autre constat. D’un point de vue général, la Belgique
connaît depuis plusieurs décennies une mobilité internationale
importante et croissante. « Les chiffres montrent avant tout que les
mouvements migratoires, dans leur ensemble, sont en augmentation en
Belgique comme dans le reste du monde », explique Patrick Charlier,
directeur adjoint du Centre. « Ceci nous rappelle aussi que la
migration est une des composantes incontournables de la démographie d’un
pays, à côté de la natalité et de la mortalité. Or on ne l’aborde
encore trop souvent que sous ses dimensions économique, sociale et
surtout politique. »
Autre fantasme que les chiffres rectifient
illico : l’immigration serait majoritairement (nord-)africaine ou
asiatique. Faux, elle est en réalité d’abord intra-européenne (donc
couverte par le droit de libre-circuler) ; et quand elle provient des
pays-tiers, elle est de plus en plus diversifiée. L’examen des tendances
migratoires au cours de ces vingt dernières années indique que la plus
grande part de l’immigration est principalement le fait de
ressortissants de l’UE. Ainsi en 2011, sur les 138.071 immigrations
d’étrangers, 78.473 immigrations correspondaient à des entrées de
ressortissants de l’UE-27, soit 56,8%, ce qui représente une
augmentation de 6% par rapport à l’année 2010. Ces immigrants citoyens
de l’UE proviennent essentiellement des anciens pays membres de l’Union
européenne à 15 (47.996, soit 34,8% du total des entrées). La part des
ressortissants des nouveaux États membres entrés dans l’Union en 2004 et
en 2007 a cependant – et logiquement – plus que doublé, passant de 10 %
à 22% entre 2004 et 2011. 2012 confirme la tendance avec 78.480
immigrations intracommunautaires (soit 63% des immigrations, dont 38% de
ressortissants des nouveaux États membres).
Nationalité et origine : deux réalités différentes
Parmi les 11 millions d’habitants que compte la Belgique, certains sont Belges, d’autres étrangers. D’autres encore sont des étrangers devenus belges. La nationalité que nous avons a un impact déterminant sur notre quotidien. En effet, selon notre nationalité nous pouvons circuler plus ou moins facilement hors de Belgique, y accéder au marché du travail plus ou moins aisément, y vivre notre vie de famille plus ou moins librement, participer plus ou moins largement à la vie politique, etc.
Parmi les 11 millions d’habitants que compte la Belgique, certains sont Belges, d’autres étrangers. D’autres encore sont des étrangers devenus belges. La nationalité que nous avons a un impact déterminant sur notre quotidien. En effet, selon notre nationalité nous pouvons circuler plus ou moins facilement hors de Belgique, y accéder au marché du travail plus ou moins aisément, y vivre notre vie de famille plus ou moins librement, participer plus ou moins largement à la vie politique, etc.
En
Belgique, près d’un cinquième de la population, soit environ 2 millions
d’habitants, avait une nationalité étrangère à la naissance. Certains
d’entre eux sont nés à l’étranger, d’autres (plus d’un quart) sont nés
en Belgique. De ces 2 millions d’habitants, plus d‘1 million ont
aujourd’hui gardé leur nationalité étrangère tandis que pratiquement
900.000 sont devenus belges.
Mais la nationalité occulte
l’histoire migratoire, et donc l’origine. Parmi les Belges, certains
sont des ‘primo-arrivants’ sur le territoire, parce qu’ils sont nés à
l’étranger de parents Belges émigrés. D’autres ont une histoire
migratoire familiale plus ou moins récente parce qu’ils sont nés de
parents ou de grands-parents migrants.
En résumé, sur base de la
nationalité, la Belgique compte aujourd’hui 1 habitant étranger sur 10.
Sur base de la nationalité à la naissance, près d’1 habitant sur 5 est
d’origine étrangère. Et si l’on recherche la nationalité à la naissance
des grands-parents des 11 millions d’habitants que compte le pays, c’est
alors environ un quart de la population qui s’avère être d’origine
étrangère
mercredi 15 janvier 2014
La diversification de l'alimentation du bébé
L'équipe de "Nutritions & endocrinologie" est partie à la rencontre
du docteur Alain BOCQUET, pédiatre à Besançon, et qui nous présente les
différentes consignes et lignes de conduite à tenir concernant la
diversification alimentaire de l'enfant, et met aussi en garde sur les
laits végétaux, ainsi que d'autres animaux que la vache.
Gambie : deux journalistes arrêtés et inculpés

Banjul (Gambie) - Deux journalistes du tri-hebdomadaire privé gambien
The Voice ont été arrêtés lundi et inculpés de diffusion de fausses
informations, selon des sources concordantes, leur rédaction liant ces
arrestations à un article sur des défections au sein du parti au
pouvoir.
Deux journalistes du tri-hebdomadaire privé gambien The Voice ont été arrêtés lundi et inculpés de diffusion de fausses informations, selon des sources concordantes, leur rédaction liant ces arrestations à un article sur des défections au sein du parti au pouvoir.
afp.com/Alain Jocard
Le rédacteur en chef de The Voice (La Voix), Musa Sheriff, un Libérien basé en Gambie a été arrêté en premier lundi matin à son bureau à Banjul, a indiqué à l'AFP un responsable de la rédaction de The Voice, arrestation confirmée par une source sécuritaire jointe par l'AFP sur le sujet.
Musa Sheriff, qui possède le journal, a été arrêté "et inculpé pour avoir publié des fausses informations. Il sera bientôt traduit en justice", a déclaré la source sécuritaire, sans plus de détails.
Selon le responsable de la rédaction de The Voice joint par l'AFP, Musa Sheriff "a été arrêté lundi matin à son bureau (à Banjul) par quatre policiers en civil, qui se sont présentés comme des membres de l'Agence nationale de renseignements (NIA)", il a été conduit au poste de police de Sanyang, à environ 30 km de Banjul, où il était détenu lundi soir.
De même source, cette arrestation est liée à un article publié en décembre par The Voice. Le texte rapportait que 19 militants de l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotique (APRC), du président Yahya Jammeh, avaient quitté ce parti pour rallier le Parti démocratique uni (UDP), principale formation de l'opposition.
L'APRC a nié ces informations.
L'auteur de l'article, Sainey Marenah, a également été arrêté, inculpé et était détenu au même poste de police, a indiqué lundi soir le Syndicat de la presse de Gambie (GPU).
Sainey Marenah s'était rendu au poste de police de Sanyang pour s'enquérir de la situation de son chef, a-t-on indiqué de même source, sans plus de détails.
En décembre, un responsable de l'UDP, Amadou Sanneh, a été condamné à cinq ans de prison et écroué pour avoir soutenu deux de ses partisans qui envisageaient de fuir en Finlande et qui ont été condamnés à la même peine.
Le tribunal de Banjul qui les a jugés a estimé que les trois hommes avaient "l'intention d'attiser la haine (...) contre la personne du président" Jammeh. Il était reproché à M. Sanneh d'avoir écrit une lettre ouverte à en-tête de l'UDP affirmant que les deux militants de ce parti risquaient la mort s'ils ne partaient pas en exil politique en Finlande.
Des organisations de défense des droits de l'Homme et de la liberté de la presse dénoncent régulièrement les violations de la liberté de la presse et de la liberté d'expression, entre autres droits, en Gambie, pays anglophone d'Afrique de l'Ouest dirigé d'une main de fer depuis 1994 par Yahya Jammeh.
Lexpress
Deux journalistes du tri-hebdomadaire privé gambien The Voice ont été arrêtés lundi et inculpés de diffusion de fausses informations, selon des sources concordantes, leur rédaction liant ces arrestations à un article sur des défections au sein du parti au pouvoir.
afp.com/Alain Jocard
Le rédacteur en chef de The Voice (La Voix), Musa Sheriff, un Libérien basé en Gambie a été arrêté en premier lundi matin à son bureau à Banjul, a indiqué à l'AFP un responsable de la rédaction de The Voice, arrestation confirmée par une source sécuritaire jointe par l'AFP sur le sujet.
Musa Sheriff, qui possède le journal, a été arrêté "et inculpé pour avoir publié des fausses informations. Il sera bientôt traduit en justice", a déclaré la source sécuritaire, sans plus de détails.
Selon le responsable de la rédaction de The Voice joint par l'AFP, Musa Sheriff "a été arrêté lundi matin à son bureau (à Banjul) par quatre policiers en civil, qui se sont présentés comme des membres de l'Agence nationale de renseignements (NIA)", il a été conduit au poste de police de Sanyang, à environ 30 km de Banjul, où il était détenu lundi soir.
De même source, cette arrestation est liée à un article publié en décembre par The Voice. Le texte rapportait que 19 militants de l'Alliance pour la réorientation et la construction patriotique (APRC), du président Yahya Jammeh, avaient quitté ce parti pour rallier le Parti démocratique uni (UDP), principale formation de l'opposition.
L'APRC a nié ces informations.
L'auteur de l'article, Sainey Marenah, a également été arrêté, inculpé et était détenu au même poste de police, a indiqué lundi soir le Syndicat de la presse de Gambie (GPU).
Sainey Marenah s'était rendu au poste de police de Sanyang pour s'enquérir de la situation de son chef, a-t-on indiqué de même source, sans plus de détails.
En décembre, un responsable de l'UDP, Amadou Sanneh, a été condamné à cinq ans de prison et écroué pour avoir soutenu deux de ses partisans qui envisageaient de fuir en Finlande et qui ont été condamnés à la même peine.
Le tribunal de Banjul qui les a jugés a estimé que les trois hommes avaient "l'intention d'attiser la haine (...) contre la personne du président" Jammeh. Il était reproché à M. Sanneh d'avoir écrit une lettre ouverte à en-tête de l'UDP affirmant que les deux militants de ce parti risquaient la mort s'ils ne partaient pas en exil politique en Finlande.
Des organisations de défense des droits de l'Homme et de la liberté de la presse dénoncent régulièrement les violations de la liberté de la presse et de la liberté d'expression, entre autres droits, en Gambie, pays anglophone d'Afrique de l'Ouest dirigé d'une main de fer depuis 1994 par Yahya Jammeh.
Lexpress
vendredi 10 janvier 2014
Changer de regard sur l’immigration : les femmes migrantes
Les femmes migrantes ou la migration féminine est un
phénomène passé sous silence et rendu invisible. Pourtant la migration des
femmes n'est pas négligeable dans la globalité de ce fait social.
Les femmes migrantes ou la migration féminine est un phénomène
passé sous silence et rendu invisible. Pourtant la migration des femmes n'est
pas négligeable dans la globalité de ce fait social. Car il faut parler de fait
social plutôt que de problème ou de gestion de flux. Nous ne sommes pas en
train de répondre à un problème technique de production ou de recherche de
performance mais de répondre à un enjeu humain de dimension planétaire. Cet
enjeu, comme beaucoup d'enjeux humains, est d’autant plus criant que les
populations, les groupes sociaux, sont fragiles, vulnérables, c'est à dire avec
le moins de capacité de se protéger ou de se défendre. C'est le cas de femmes
migrantes. Elles subissent une double peine : celle d'être une femme en
situation de vulnérabilité et celle d'être migrant. Étant femme, elles subissent
les inégalités femmes-hommes. Déjà dans la perception que nous avons de la
migration : lorsque nous parlons de migrant, l'imaginaire culturel collectif
voit d'abord un homme jeune maghrébin, noir ou asiatique. On peut bien sûr se
poser la question de la construction et de l'entretien de cet imaginaire : par
qui ? Pour quoi ? Comment ? Si nous
avions une image de femme peut être aurions nous collectivement moins peur ?!
L'image est masculine, pourtant la part des femmes dans
l’immigration augmente. Actuellement elles représentent 49 % des migrants dans
le monde, 52 % en Europe. Rappelons, à toutes fins utiles, que les migrants ne
représentent que 3 % de la population mondiale et que les migrations du Sud
vers le Nord ne représentent que 40% des 3 % soit 1,2 % de la population
mondiale... On est loin de l’immigration massive et invasive.
Donc déjà elle représente la moitié et elles sont invisibles
culturellement. Ensuite, quand on s'imagine une femme immigrée, on voit la
femme soumise qui suit son mari. Pourtant de plus en plus de femmes voyagent
seules. Pour certains pays l'émigration est même quasiment composée que de
femme. 65 % de l'émigration depuis les Philippines est le fait des femmes. 70 %
des migrants d’Amériques latines présents en Italie sont des femmes. Les femmes
voyagent donc de plus en plus seules. Mais on s'imagine que c'est
nécessairement pour retrouver un mari qui a réussi à s'installer tant bien que
mal et qui la fait venir. Cette immigration existe bien sûr mais elle ne
recouvre pas la totalité du phénomène (30% des regroupements familiales
concernent les hommes) et la migration féminine ne peut pas être réduite au
cadre familiale ou conjugale. Les femmes migrent aussi, comme les hommes, avec
leur propres projet migratoire pour trouver une situation à la hauteur des
diplômes (38 % des femmes immigrés sont diplômées), pour fuir une situation
intenable, pour fuir des violences, pour faire des études, trouver une vie
meilleure, moins dangereuse, chercher une protection, etc... Il est temps de
considérer que les femmes peuvent être indépendantes et combatives avec un
projet migratoire bien à elle pour maîtriser leur destin. En France, c'est 4
femmes sur 10 qui migrent seules. Un tiers des 6 milliards de dollars
annuellement envoyés par les migrants de Philippines vient du travail des
femmes émigrées. Selon l'étude de l'économiste Hippolyte d'Albis, parmi les
migrants, ce sont les femmes qui contribuent le plus à l'économie française.
Employées comme nounou ou femme de ménage, elles permettent à d'autres de
travailler et leur travail a ainsi un effet multiplicateur. Les assigner à un
rôle de "mère de " ou d'"épouse de", c'est les maintenir
dans des situations de dépendances qui nient leur autonomie.
Outre le fait que la migration féminine n'est pas appréciée à
sa juste réalité sociale, les femmes sont aussi davantage victimes de la
dangerosité des routes migratoires. Pour les femmes comme pour les hommes la
migration est un risque de plus en plus grand. Les possibilités de visa de plus
en plus maigres. L’Europe se ferme, se barricade derrière de vrais murs (Grêce,
Ceuta, Melila, ... ) mobilise des bâtiments militaires avec Frontex.
Ces dispositions rendent les routes rares donc dangereuses et
sont responsables des morts notamment en méditerranée. Nous rendons ces routes
mortelles, ce n'est pas une fatalité ! C'est un choix politique.
Dans cette zone de non droit qu'est la clandestinité, les
femmes sont davantage victimes de la violence. Violences sexuelles (viol,
prostitution), violences sociales et culturelles (accusée de sorcellerie car
hors normes sociales), violences sexistes et racistes dans les pays traversés,
violences économiques par le racket et les trafics. Elles sont la cible des
passeurs, des policiers, des douaniers et même parfois des compagnons de route.
Ces violences ne sont pas le fait d'indélicats déviants, ces
violences sont la conséquence d'une inégalité sociale entre les hommes et les
femmes, présente de par le monde et qui s'aggrave dans les situations de
précarité extrême.
Les violences que subissent les femmes pourraient constituer
des raisons suffisantes pour leur donner l'asile. La Convention de Genève n'est
pas réservée aux seuls persécutés politiques. Elle s'adresse à tous les groupes
sociaux qui craignent légitimement pour leur intégrité. Certains pays
considèrent que les femmes sont un groupe social. A ce titre les mariages
forcés, les rites de veuvage dégradant, la mutilation sexuelle infantile ou
l'exclusion sociale des divorcées sont considérés comme des raisons valables
pour donner l'asile... Sauf en France ! France pays de la déclaration des
droits de l'homme, pays au combat féministe, la France considère donc ces
violences en dehors du champ politique, relevant de la sphère privée. Non,
résister, refuser ces violences est un acte politique posé par ces femmes. Les
femmes qui s'opposent à ces traitements inhumains et dégradants constituent un
groupe social à part entière et doivent pouvoir bénéficier de la protection au
titre de la convention de Genève.
Enfin, pour finir, les femmes sont généralement un levier
important de l'inclusion des immigrés dans la société, ce sont elles qui
s'engagent le plus dans la vie scolaire des enfants et dans les associations
locales.
Il faut penser une politique d'inclusion et d'hospitalité
redonnant à ces femmes toute leur place.