L’Afrique subsaharienne affiche une
croissance forte depuis les 20 dernières années. Bien que la croissance
de certains pays de la région dépende des exportations de ressources
naturelles, bon nombre de pays à faible revenu pauvres en ressources
naturelles ont aussi bénéficié d’une croissance rapide. De fait, huit
des douze économies subsahariennes ayant eu la croissance la plus rapide
depuis 1995 étaient des pays à faible revenu considérés comme pauvres
en ressources naturelles durant cette période. L’on attribue souvent la
croissance économique de l’Afrique subsaharienne au niveau élevé des
recettes tirées de l’exploitation des produits de base et aux
investissements qu’elle a suscités. Bien que cela se vérifie pour de
nombreux pays, plusieurs pays à faible revenu pauvres en ressources
naturelles ont toutefois maintenu des taux de croissance élevés pendant
une période relativement longue. Le chapitre 2 du dernier rapport du FMI
"Les perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne"
examine cet aspect méconnu en s’intéressant au cas d’un groupe de six
pays qui ont réussi à se développer à un rythme soutenu alors qu’ils
étaient pauvres en ressources naturelles pendant la période considérée :
le Burkina Faso, l’Éthiopie, le Mozambique, l’Ouganda, le Rwanda et la
Tanzanie. Comment expliquer une telle performance économique ? Y
aurait-il des leçons à tirer de cette expérience pour d’autres pays (de
la zone)? Et surtout la région peut-elle maintenir une telle croissance
durant les 20 prochaines années ?
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire