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mercredi 30 novembre 2016

Le VIH/sida, un défi sanitaire qui relève aussi des droits de l’Homme


Pour les personnes séropositives ou atteintes du sida, les effets de la maladie sur leur organisme ne sont qu'un des aspects de leur souffrance. Voici quelques façons de montrer votre solidarité avec elles en prévision de la Journée mondiale du sida.

vendredi 4 novembre 2016

L'évacuation du camp de migrants de Stalingrad démarre à Paris

VIDÉO - Les opérations d'évacuation du camp de migrants installé entre les Xe et XIXe arrondissements de Paris devraient durer au moins deux jours. Les tentes s'étaient multipliées ces dernières semaines, mais le gouvernement assure que cet afflux massif n'est pas une conséquence du démantèlement de la «Jungle» de Calais.
L'évacuation du campement de plus de 3000 migrants dans le nord-est de Paris, près de la station de métro Stalingrad, a commencé dans le calme vendredi matin. Plusieurs centaines d'hommes étaient regroupés peu avant 6 heures, leur sac à la main, derrière un cordon de gendarmes, quai de Jemmapes, dans une partie du camp abritant des Afghans. Quelque quatre-vingts bus devaient ensuite les emmener dans la matinée vers des centres d'hébergement en Ile-de-France.
L'arrivée du premier bus vers 6h10 a été saluée par des cris de joie. «Je n'ai aucune idée d'où on va. À Paris, à côté... Ça me va. L'important pour moi c'est d'avoir des papiers. Ça fait un mois que j'étais ici dans une tente, c'est bien de partir», se réjouit Khalid, 28 ans. Abderrahmane, un Guinéen de 19 ans, est lui un peu inquiet: «On emmène les gens où? À Paris ou en province? À 15h00 j'ai un rendez-vous à la préfecture». Un premier bus avec des migrants a quitté le campement vers 6h20.
Sur place, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse a confirmé que l'évacuation concernait «entre 3.000 et 3.500 migrants». «On a les places pour héberger tout le monde (...) Ca se passe bien, il y a peu de familles», a-t-elle déclaré. Près de 600 membres des forces de l'ordre étaient mobilisés sur place, selon la préfecture de police de Paris. Le préfet de la région Île-de-France Jean-François Carenco, a également insisté sur le fait que «c'est une grosse opération». Tous ces migrants doivent être envoyés dans un premier temps dans 80 centres temporaires en Ile-de-France et, à partir de là, dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) s'ils sont en situation de faire une demande d'asile, a expliqué Christine Gauthier, responsable régionale du logement.

lundi 10 octobre 2016

L’émigration, opportunité ou menace pour l’Afrique?


L’émigration est un phénomène universel qui touche l’Afrique plus que tout autre continent. Elle présente deux grandes caractéristiques : D’abord, c’est un flux de population qui va, essentiellement, des pays du Sud, c’est-à-dire, des pays pauvres, vers les pays nantis du Nord; Ensuite, face aux mesures restrictives des pays du Nord, une partie de cette immigration est devenue illégale et met en péril la vie d’une partie de la jeunesse africaine.
Si ce mouvement de population révèle des dysfonctionnements dans les pays d’origine qui, incapables de satisfaire des citoyens trop frustrés, n’arrivent plus à les retenir, l’émigration n’en dégarnit pas moins l’Afrique de deux catégories importantes de sa population : son élite et ses jeunes. Certes un retour sur investissement est toujours attendu de ce flux mais pourra-t-il compenser la «fuite de cerveaux»? Et, dès lors, la réponse à la question : «l’émigration est-elle une opportunité ou une menace pour l’Afrique?» est vitale pour ce continent.
Avant d’apporter les éléments de réponses à cette question, quelques rappels sont nécessaires.
Qu’est ce qui motive l’individu à émigrer? 
Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser le citoyen d’un pays africain à émigrer; elles peuvent être :
•     Professionnelles (travail ou études, par exemples);
•     Politiques ou sécuritaires; c’est le cas notamment des réfugiés ou des exilés politiques;
•     Économiques quand les candidats au départ cherchent à améliorer leur niveau de vie;
•     Personnelles lorsque les personnes cherchent à s’installer dans des pays dont ils se reconnaissent dans ses valeurs;
•     Familiales pour rejoindre un conjoint ou des enfants;
•     Fiscales, parfois, quand des personnes aisées visent à s’installer dans des pays adoptant un niveau d’imposition plus souple;
•     Écologiques pour les personnes qui fuient les aléas d’un climat trop sévère comme la sécheresse, par exemple.
Qu’est ce qu’un émigré, aujourd’hui? 
D’après la définition de l’Organisation des Nations Unies (ONU), un immigré est une personne née dans un autre pays que celui où elle réside.
Elle peut avoir la nationalité de son pays de naissance ou une autre, notamment celle du pays où elle réside.
Selon cette définition, en 2010, la proportion d’immigrés dans les plus grands pays d’immigration dans le monde s’établit comme suit :
PAYS                                  % D’IMMIGRÉS 
Émirats Arabes Unis     70%
Luxembourg                     35%
Suisse                                 23%
Australie                           22%
Canada                              21%
Autriche                            16%
Suède                                14%
Espagne                          14%
États-Unis                     13%
Allemagne                     13%
France                           11%
L’émigration clandestine 
Les volontés de plus en plus fortes d’émigrer associées aux lois de plus en plus restrictives concernant les entrées aux frontières ont donné naissance et contribué au développement des migrations clandestines.
L’immigration clandestine , comme souvent l’émigration clandestine, est illégale et les clandestins prennent de gros risques au péril de leur vie pour rejoindre des pays jugés plus prometteurs.
Pour arriver à leur but, les candidats à l’émigration clandestine n’hésitent pas à faire appel à des intermédiaires véreux à qui ils versent des sommes importantes pour être aidés à franchir les obstacles naturels (mers, montagnes, etc.) ou humains (police des frontières), souvent dans des conditions précaires.
Les migrations maghrébines et le début de l’émigration africaine 
Les migrations maghrébines ont connu essentiellement 3 vagues :
• Une immigration de travail à la fin des années 60 et au début des années 70 avec la mobilité d’ouvriers analphabètes et peu qualifiés;
•Une immigration familiale favorisant le regroupement familial, au milieu des années 70;
•Une vague de migrations nuptiales, dans les années 1992/95 avec la multiplication des mariages de jeunes de la deuxième génération qui vont chercher leurs conjoints ou conjointes dans le pays d’origine de leurs parents.
La migration maghrébine a initié la migration de l’ensemble de l’Afrique. Ce mouvement s’est amplifié avec la population sub-saharienne.
L’émigration subsaharienne 
Les immigrants subsahariens qui n’étaient que 20.000 en 1962 sont passés à 570.000 en 2004, soit une multiplication par 27 en 42 ans. Mais ces statistiques ne reflètent pas la réalité car ils ne prennent pas en compte les chiffres de l’immigration clandestine ainsi que les personnes de la seconde génération nées dans les pays d’accueil. Abbas Bendali, économètre, en partant des statistiques de l’INED et de l’INSEE, estime à 1.080.000, le nombre de noirs africains et à 757.000, les originaires des DOM(TOM), soit concrètement 2 millions de noirs présents en métropole, en 2004.
Les nouvelles destinations de l’émigration africaine 
Confrontés de plus en plus à des lois migratoires restrictives, les africains tentent désormais leur chance en Amérique du Nord, notamment au Canada.
Contrairement à l’Europe, l’immigration au Canada, est basée sur une sélection par les qualifications et les compétences; ce qui laisse entrevoir une fuite de cerveaux dans un continent où les défis et les enjeux du développement sont, de plus en plus, vitaux. C’est pourquoi, le prix à payer pour cette émigration choisie est lourd pour les pays africains.
Mais le pire, c’est que l’intégration de ces immigrants, d’origine africaine, est souvent loin d’être une réussite.
En 2005, le monde compte 200 millions de migrants, soit 3% de la population de la planète. Plus de la moitié des migrants sont concentrés dans 15 pays d’accueil, notamment aux États-Unis, avec ses 35 millions de migrants.
En 2004, les immigrants africains, officiellement recensés dans les pays de l’OCDE, atteignent 7.2 millions avec 3.8 de Nord-africains et 3.4 millions de Subsahariens. C’est l’Amérique du Nord qui accueille le plus d’immigrants africains, avec 1.2 millions de personnes. Cette immigration reste modeste relativement à celle du Mexique, avec 8 millions d’immigrants.
L’émigration Africaine vers les pays riches d’Occident présente quelques avantages et pas mal d’inconvénients qui rendent difficile la réponse à la question : «l’émigration est-elle une opportunité ou une menace pour l’Afrique?».
 Les inconvénients de l’émigration africaine 
Les restrictions de plus en plus sévères aux frontières des pays riches poussant de nombreux jeunes africains, hommes et femmes, à risquer leur vie à la recherche d’une vie meilleure. Aujourd’hui, cette immigration illégale constitue un grand problème non seulement pour le pays d’accueil mais aussi et surtout pour les pays africains qui sont encore plus fragilisés. Les immigrants africains ont de grandes difficultés à s’intégrer dans les sociétés d’accueil.
Ils sont les premiers à être touchés par le chômage et le sous-emploi. Ils souffrent directement ou indirectement de préjugés, de discrimination et de marginalisation. Leurs enfants ont des difficultés scolaires. Ils sont sous-représentés dans la vie politique ou sociale.
Les pays africains, rongés par les conflits, les écarts importants de revenus et les changements environnementaux (comme la sécheresse), se vident non seulement de sa force vive (une partie de sa jeunesse) mais aussi d’une grande partie de son élite (médecins, ingénieurs, avocats, …).
Les avantages de l’émigration africaine 
On estime que l’Afrique compte 19 millions de migrants aujourd’hui. Ce qui représente 9% de la population immigrante mondiale en 2010 (Département des Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies). Il est probable que ce chiffre soit plus élevé car les données concernant l’immigration illégale ne sont pas maîtrisées. Cette population migrante constitue une importante diaspora qui peut contribuer au développement de l’Afrique si elle est mobilisée. La mobilisation de cette diaspora et sa contribution au développement constituent aujourd’hui un grand défi pour l’Afrique. Pour le relever, l’Afrique doit réactualiser ses plans de développement en y insérant obligatoirement les actions suivantes :
•      La lutte contre la pauvreté;
•      Création d’une institution chargée de la migration et du développement
•      Mettre à profit les compétences des organisations internationales comme l’OIM, le PNUD et l’OIT
•      Diffuser des informations sur les possibilités d’investissement
•      Lutter contre la corruption
•      Instaurer la primauté du droit
•      Faire participer les expatriés à des projets de Co-développement.
Comme on peut le constater sur la base de la situation actuelle, l’émigration constitue plus une menace pour l’Afrique; cependant le grand défi de ce continent, aujourd’hui, c’est d’en faire une opportunité en mobilisant sa diaspora pour l’impliquer dans son développement.
Par Radouane Bnou-Nouçair  (Atlas.Mtl)



mercredi 17 août 2016

Immigration clandestine: Neuf Sénégalais périssent au large des côtes Marocaines

L’émigration clandestine n’en finit pas de faire des victimes, d’après le constat du journal l’Observateur. Qui, dans sa livraison du jour, nous parle du drame des 9 Sénégalais au large des côtes marocaines et qui tentaient de rejoindre l’Espagne. Parmi eux, Amath et Ibrahima Diamé Ba, deux frères originaires de Yarakh.

L’émigration clandestine n’en finit pas de faire des victimes, d’après le constat du journal l’Observateur. Qui, dans sa livraison du jour, nous parle du drame des 9 Sénégalais au large des côtes marocaines et qui tentaient de rejoindre l’Espagne. Parmi eux, Amath et Ibrahima Diamé Ba, deux frères originaires de Yarakh.

Leur oncle, qui témoigne, dans les colonnes du journal, révèle que leur famille n’a pas cessé de les dissuader de tenter la traversée. «Nous avons toujours conseillé à Ibrahima et son frère de revenir au pays, j’ai beaucoup de pitié pour mon frère qui était très lié à ses deux enfants», s’est désolé Babel Ba. La tristesse chez la famille Ba est d’autant plus grande que la maman des défunts, qui a d’abord piqué une crise, et qui a menacé de se suicider.Fatou Sané, souligne nos confrères, a même été placée sous surveillance médicale, hier

mercredi 20 juillet 2016

Migrations : Agir pour vivre ensemble


Campagne de mobilisation citoyenne « La voix des migrant-es et des diasporas: déconstruire 10 idées reçues sur migrations et développement »

lundi 4 juillet 2016

70 millions d’enfants pourraient perdre la vie d’ici 2030 (rapport UNICEF) - ladiplomatie.fr

70 millions d’enfants pourraient perdre la vie d’ici 2030 (rapport UNICEF) - ladiplomatie.fr: L’UNICEF vient de publier un rapport sur la situation des enfants dans le monde en 2016, et il montre que bien des objectifs restent à accomplir, notamment en Afrique de l’Ouest et du Centre. Le rapport note en effet que dans cette partie du monde qui regroupe 24 pays, la vie des enfants pauvres est …

samedi 2 juillet 2016

Devenir américain un 4 juillet, tout un symbole

Des personnes en train de prêter serment de citoyenneté lors d’une cérémonie de naturalisation, tenue le 4 juillet 2012 à Mount Vernon, ancienne propriété de George Washington. (© AP Images)

Des immigrants venus du monde entier prêteront serment lors de leur cérémonie de naturalisation américaine le même jour où les États-Unis célébreront leur anniversaire, le 4 juillet.
En tout, plus de 7 000 personnes seront naturalisées entre le 30 juin et le 4 juillet, dans une centaine de cérémonies, et obtiendront ainsi la nationalité américaine.
Ces cérémonies peuvent se dérouler dans tous types d’endroits, et certaines sont même retransmises en vidéo. Tous les 4 juillet, une cérémonie de naturalisation est diffusée en direct deMonticello*, en Virginie, ancienne demeure de Thomas Jefferson – troisième président des États-Unis et auteur de la Déclaration d’indépendance.
D’autres se tiennent à Mount Vernon*, ancienne résidence de George Washington, le premier président des États-Unis, souvent appelé le « Père de son pays ».
Regardez la cérémonie de naturalisation de 100 nouveaux citoyens le 4 juillet prochain #4thOfJuly:https://t.co/OVtAufGAQo pic.twitter.com/cWwBcyY7KD

#‎FillesPasEpouses‬: « Je connais mes droits, et c’est pour ça que je m’exprime ! »

‪ Elizabeth est une étudiante à l’école de filles de Lusaka et fait partie des filles qui interprètent l’hymne pour la fin du mariage des enfants. Dans cette vidéo, elle parle de son expérience du mariage précoce.

lundi 27 juin 2016

Devinez ce qu’il y a dans les ‪#‎médailles‬ ‪#‎olympiques‬ de Rio ? [vidéo]




Des ‪#‎athlètes‬ du monde entier seront en compétition aux Jeux olympiques et paralympiques pour remporter les médailles tant convoitées. Mais cette année, elles sont un peu spéciales.
Les récompenses que les champions olympiques recevront cet été quand ils grimperont sur le podium à Rio de Janeiro seront un peu spéciales. Produites par l’hôtel de la monnaie brésilien, les médailles d’or, d’argent etde bronze pour les Jeux olympiques et paralympiques de 2016 sont fabriquées avec des matériaux recyclés.
Niké, déesse de la victoire dans la mythologie grecque, figure sur les médailles aux côtés d’autres symboles. Mais elle est fabriquée avec de l’argent recyclé provenant de miroirs, de déchets de soudure et même de pellicules de radiographie. Des bouteilles recyclées entrent dans la fabrication du ruban des médailles.
Et le métal précieux des médailles d’or ? Extrait sans utiliser de mercure qui, rappelons-le, est hautement toxique.
Aux Jeux paralympiques 2016, les athlètes aveugles et malvoyants pourront entendre leurs médailles. Pour la première fois, les médailles paralympiques contiennent de petites billes d’acier qui, quand on les agite, font un bruit différent selon que la médaille est en or, en argent ou en bronze.

mardi 24 mai 2016

550 migrants interceptés en Libye





Près de 550 migrants qui tentaient de rejoindre l'Europe par la mer ont été arrêtés mardi, ont annoncé les garde-côtes libyens, dans la deuxième opération d'interception d'embarcations de fortune en deux jours.

vendredi 20 mai 2016

Enfer Lybien : 168 sénégalais rapatriés hier nuit

Enfer Lybien : 168 sénégalais rapatriés hier nuit
Les sénégalais continuent de fuir l’enfer Lybien. C’est ainsi que 168 d’entre eux ont été rapatriés hier de ce pays. Ils sont arrivés hier nuit à l’aéroport Léopold Sedar Senghor. Ces compatriotes, selon « EnQuête », sont pour la plupart des jeunes originaires des régions sud du pays.  Ils viennent s’ajouter aux 604 autres déjà rapatriés de ce pays en 2014...

vendredi 6 mai 2016

Tous dans le même bateau : les défis de la migration mixte

Nos Activités
Franchir des murs couverts de fils de fer barbelés, prendre la mer dans des embarcations impropres à la navigation ou voyager clandestinement dans des conteneurs sans air. Chaque jour, des réfugiés et des migrants risquent leur vie dans le monde entier, chaque jour, dans une quête désespérée pour trouver la sécurité ou des conditions de vie meilleures.
Pour étudier les défis de la protection des réfugiés dans le contexte des flux migratoires mixtes, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a organisé en 2008 une conférence régionale sur la Protection des réfugiés et la Migration internationale à Dakar, au Sénégal. Cette conférence a fait suite au Dialogue du Haut Commissaire sur les défis de la protection instauré à Genève en décembre 2007.
Derrière les titres dramatiques et les images choquantes de migrations humaines qui sont diffusés dans les médias, se cachent des histoires individuelles de courage, des tragédies et de la compassion. Même si les réfugiés et les migrants utilisent les mêmes itinéraires et les mêmes modes de transport, ils ont des besoins de protection différents.
Les facteurs ayant contribué à l'intensification de la migration internationale incluent la mondialisation et les disparités croissantes des conditions de vie, à la fois dans et entre les pays. Parmi les personnes en mouvement aujourd'hui, nombreuses sont celles qui recherchent de nouvelles opportunités en termes d'emploi ou d'éducation. Certaines veulent rejoindre des membres de leur famille et d'autres fuient la persécution, le conflit ou les violences aveugles survenant dans leurs pays.
Alors que les réfugiés et les demandeurs d'asile ne représentent qu'une petite partie de ces mouvements globaux de personnes, ils voyagent fréquemment au côté de migrants. Ces mouvements sont qualifiés d'« irréguliers », car les personnes qui se déplacent ne disposent généralement pas des documents d'identité nécessaires et elles utilisent des points de passage frontière interdits. Par ailleurs, des passeurs sont souvent impliqués.
Il arrive fréquemment que les gens entreprennent ces déplacements au péril de leur vie et soient contraints de voyager dans des conditions inhumaines. Ils sont aussi exposés aux risques d'exploitation et d'abus. Les Etats considèrent ces mouvements comme une menace à leur souveraineté et à leur sécurité. Et pourtant, pour certains, c'est parfois la seule façon pour échapper à la guerre et aux persécutions.
Tout en reconnaissant que les contrôles aux frontières sont essentiels pour combattre la criminalité internationale, y compris la traite d'êtres humains, le HCR souligne la nécessité de mesures de sauvegarde pratiques en terme de protection, afin que ces contrôles ne soient pas appliqués de manière aveugle ou disproportionnée et qu'ils n'amènent pas à l'expulsion de réfugiés vers leur pays d'origine, où leur vie ou leur liberté pourraient être mises en danger.
Le HCR travaille avec les gouvernements du monde entier pour les aider à répondre à certains de ces défis de manière cohérente et concrète. Par exemple, le plan en 10 points établi par le HCR détermine les secteurs principaux dans lesquels une action est requise pour répondre aux problèmes des flux migratoires mixtes et irréguliers dans les pays d'origine, de transit et de destination.

lundi 2 mai 2016

communiqué de presse : Avec + d'Afrique Live Dakar Canal + met le Sénégal à l'honneur

La diffusion de + d'Afrique Live à Dakar se fera à l'occasion de la biennale d'art contemporain Dak'art avec une affiche musicale exceptionnelle qui réunira Coumba Gawlo, Baaba Maal, Didier Awadi et les nouvelles icônes de la scène dakaroise, Adiouza, PPS et Abiba.
A cette occasion + d'Afrique dévoilera également sa nouvelle identité graphique et musicale.


jeudi 21 avril 2016

L’ #UE et les #réfugiés : rien n’est réglé, l’Europe doit faire plus

Des réfugiés sur l'île grecque de Lesbos, le 16 avril 2016.

Editorial du « Monde ».  Cette fois, pas de photo, mais une évaluation, un chiffre : plusieurs centaines de migrants auraient péri – dans la nuit du 12 au 13 avril, semble-t-il – au large de la Libye, lors du naufrage de leur embarcation. Du moins est-ce là le récit, concordant en tous points, recueilli cette semaine en Grèce par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
Il est sans doute encore trop tôt pour se prononcer définitivement sur l’ampleur de ce drame. Mais il confirme, en toute hypothèse, cette autre vérité : l’Europe va devoir vivre longtemps avec une massive poussée migratoire venue du Sud, et avec les tragédies qui l’accompagnent.
Un accord entre l’UE et la Turquie qui ne règle pas la question
Rien ne serait plus faux, et irresponsable, que d’imaginer la question à moitié réglée depuis le médiocre accord, conclu fin mars, entre l’Union européenne (UE) et la Turquie. Pour l’essentiel, il s’agit là de tenter de maîtriser l’afflux de réfugiés fuyant les guerres de Syrie et d’Irak, voire d’Afghanistan, et qui, venant de Turquie, passent clandestinement en Grèce pour solliciter l’asile politique dans l’un des vingt-huit pays membres de...

lundi 18 avril 2016

Rien que les faits : le rapport annuel du département d’État sur les droits de l’homme

Rien que les faits : le rapport annuel du département d’État sur les droits de l’homme: Vous voulez connaître l'état des droits de l'homme dans un pays quelconque ? Le rapport sur les droits de l'homme vous en donnera un aperçu bien utile.

vendredi 4 mars 2016

Une ville qui vit au rythme de Twitter

Bienvenue à Jun, commune espagnole de 3 500 habitants. Son maire, José Antonio Rodríguez Salas, n’a pas autant d’abonnés sur Twitter que d’autres maires de grandes villes ou d’autres hommes politiques. Mais ses abonnés le suivent de près. Pourquoi ? Parce que depuis 2011, Twitter est LE moyen de communication officiel entre le maire et les habitants de sa ville.
Si un administré envoie un tweet pour se plaindre, le maire répond par le même biais en indiquant comment il compte régler le problème. S’il ne s’en occupe pas, tout le monde est au courant.
La municipalité de Jun aurait-elle une leçon à donner à des villes plus grandes qui veulent construire « une démocratie plus ouverte et plus réactive » ?
C’est la question que se sont posée des employés de Twitter quand ils ont eu vent de ce qui se passait dans cette petite ville. Il se trouve que l’un d’eux, Deb Roy, enseigne aussi au Massachusetts Institute of Technology.
Alors, avec un collègue du MIT, il a décidé de se rendre sur place pour étudier le système de plus près. Il avait choisi pour compagnon de voyage le professeur William Powers, l’auteur deHamlet’s Blackberry, un livre qui s’intéresse aux effets positifs et négatifs du monde numérique sur les rapports humains.
Les deux hommes ont découvert une dynamique inhabituelle : comme les échanges entre les citoyens et le gouvernement ont lieu sur les réseaux sociaux, tout le monde peut les voir. Cette « visibilité mutuelle » a plusieurs avantages : les demandes des administrés restent raisonnables, elles sont traitées rapidement, et les habitants de Jun savent ce que l’administration fait pour eux.
Par exemple, un habitant de Jun a signalé qu’un lampadaire ne fonctionnait plus en envoyant un tweet sur le compte du maire. Celui-ci lui a répondu en taguant l’électricien chargé de le réparer. Le lendemain, c’est l’électricien qui postait une photo du lampadaire réparé.
Photomontage de trois tweets traduits. (Photo offerte par MIT)
Une traduction des tweets échangés montre le déroulement des événements entre le signalement d’un lampadaire cassé et sa réparation à Jun (Espagne). (Photo offerte)
Pour Martin Saveski, chercheur au Laboratory for Social Machines au MIT, l’avantage du système de Jun, c’est qu’il élimine les divers intermédiaires hiérarchiques qui s’interposent normalement entre les administrés et leur maire.
« Est-ce que ce système pourrait fonctionner dans une grande ville où le maire ne peut évidemment pas répondre lui-même à un million de tweets ? », c’est la grande question. Pour tenter d’y répondre, le maire de Jun, Deb Roy et William Powers ont demandé au maire de Barcelone (population : 1,6 million d’habitants) de conduire un programme pilote dans sa ville. Barcelone est composée de nombreux districts, chacun géré par son propre administrateur. Ce serait à ces responsables de rendre des comptes au maire de la ville, comme dans le modèle d’organisation en « flocon de neige ».
La différence entre les besoins d’une petite ville et ceux d’une grande agglomération est déjà évidente. Les spécialistes du MIT ont proposé à José Rodríguez de développer une technologie numérique pareille à celle qu’ils envisageraient pour les grandes villes, autrement dit un outil capable de totaliser, de catégoriser et de hiérarchiser les demandes des administrés. « Mais le maire de Jun est très satisfait de sa méthode de gestion ; il a son téléphone sur lui en permanence et le consulte régulièrement, tout simplement. Cette méthode marche bien pour lui », ajoute William Powers.
Et les habitants de Jun ont l’air très satisfait aussi. La preuve : l’année dernière, le maire a été réélu à une large majorité.