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lundi 27 juillet 2015

FERME BOVINE DE MBILOR: RISQUE D’EXTERMINATION DU CHEPTEL








Le village de Mbilor se trouve dans la commune de Bokhal, département de Dagana, arrondissement de Mbane, à 12 km de Richard Toll et 6 km de Dagana sur la route national. Il compte une population de plus de 2000 habitants.

En 2011 l’état du Sénégal avec la coopération espagnole avait  investi  plus d’un milliard de franc Cfa  pour l’acquisition d’une ferme agro-pastorale, implantée dans le  village entre la zone agricole et les habitations.
Ainsi il a fallu exproprier les 50 hectares de terre cultivable du village pour l’affecter à la ferme, considérant que la gestion revient exclusivement  à  l’union des producteurs du village sous la supervision de l’ANIDA (Agence national pour l’insertion et le développement agricole).

L’agence proposa aux producteurs de travailler quatre mois sans salaires pour permettre à la ferme de pouvoir prendre en charge au-delà de cette échéance, des salaires pouvant aller de 150 000 f à 160 000 f Cfa pour chaque producteur. Ensuite, il  se verra octroyer au-delà de quatre années deux vaches et un hectare de terre cultivable.

Dés l’entame du projet, une centaine de vaches laitières  composait le cheptel et produisait chacune vingt litres de lait en moyenne soit une capacité globale de 2100 litres par jour. Aujourd’hui, plus de quatre ans après, une vache n’est pas en mesure de produire un litre de lait par jour.
Cette situation catastrophique est due à un « détournement d’objectif, une gestion réorientée et nébuleuse de la ferme par les superviseurs  et des engagements non respectés. Il a fallu intimider les producteurs et dissuader toute velléité de refus pour extirper de la ferme un nombre de trente vaches dont la destination reste inconnue de ceux-ci. Ce qui s’est passé en deux phases et à des heures nocturnes. » D’après les producteurs. Ce qui à poussé à la population d’exprimer massivement leur colère lors d’une manifestation ce 23 juillet 2015 qui, jusque là étouffée 

« Nous avons réinvesti la totalité des 47 millions que nous avions récoltés de la vente du lait pour nourrir le cheptel, alors que les cinquante hectares restent jusqu’à présent non cultivés et les animaux risques une extermination faute de prise en charge. Nous interpellons l’état, le président de la république et le ministre de l’élevage à s’enquérir d’urgence d’une telle situation qui plonge les habitants dans une crise socio-économique profonde car ne dépendant que de leur terre pour vivre. »Raconte Ousmane Mbothie : commissaire au compte de l’union des producteurs de Mbilor