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mercredi 12 novembre 2014

Le Sinaï, terre de torture des migrants de la Corne de l'Afrique


C'est un trafic d'êtres humains d'une ampleur considérable. Depuis 2009, environ 50 000 Erythréens ont été torturés dans le désert du Sinaï. Fuyant la dictature, ils sont enlevés à la sortie de leur pays puis déportés à 3 000 kilomètres dans ce désert coincé entre l’Egypte et Israël. Enchaînés les uns aux autres, ils sont alors torturés quotidiennement afin de pousser leurs familles à payer une rançon atteignant jusqu'à 50 000 dollars. Ceux qui n’y parviennent pas ou qui ne survivent pas aux sévices qu'ils subissent sont jetés dans des fosses communes. Les journalistes Cécile Allegra et Delphine Deloget ont enquêté sur ce trafic d'êtres humains qui se développe au Soudan, en Libye ou encore au Yémen. Cécile Allegra est l'invité de RFI.
RFI : Les séances de tortures se déroulent d’une façon très précise, à savoir qu’elles se déroulent avec un téléphone portable allumé. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
Cécile Allegra  : Effectivement, la méthode est particulière. On appelle un proche sur un téléphone, sur un portable, et au moment où le proche décroche, la torture commence en direct au téléphone. Il faut bien comprendre que les chefs bédouins ne prennent que rarement part à ces séances de torture qui sont en général pratiquées par des petites mains, qui sont payées au migrant et qui donc torturent d’autant plus violemment qu'ils ont besoin d’un turn-over pour gagner leur vie.
Ils ont besoin que la famille paye plus rapidement pour ensuite libérer le prisonnier et en prendre un autre…
Absolument. Ensuite, plus on avance dans les mois de détention, plus les tortionnaires deviennent nerveux, ont envie de récupérer leur argent et s’ils ne voient pas leur argent venir, la torture s’intensifie. Il faut bien comprendre que ce ne sont pas des gens qui sont torturés une fois par jour, ils sont torturés toutes les heures quand ils sont en détention, toutes les heures. Nuit et jour. Ce sont des gens qui deviennent une sorte de bouillie de chair humaine, ils sont complètement à vif à force d’être torturés. Et quand ils n’arrivent pas à payer rapidement, les tortionnaires basculent dans une forme de folie. C’est là qu’ont lieu les pires atrocités, dont très souvent les détenus ne se remettent pas, c'est-à-dire qu’ils meurent des suites de leurs blessures bien sûr.
Comment expliquer une telle cruauté ?
C’est la question centrale de notre enquête. Pourquoi est-ce qu’ils les torturent à ce point ? Il y a deux éléments de réponse à cette question. La première, elle tient à la spécificité des personnes qui dirigent ces camps de torture. Ce sont des Bédouins du Sinaï qui appartiennent à la tribu des Sawarka. Ce sont des personnes qui ont été très longtemps persécutées après la rétrocession du Sinaï à l’Egypte parce que ce sont des personnes qui sont bloquées dans un no man’s land, qui font du trafic qui dérange l’Egypte, qui dérange Israël.
Les descentes armées, les séquestrations d’hommes, les viols de femmes, ce sont des choses qu’ils connaissent. Quand on a rencontré avec Delphine les tortionnaires, puisqu’on en a rencontré, ils nous ont dit : « Mais écoutez, on leur met une balle dans le pied, mais on les soigne, on n’est pas des tortionnaires ». Ce qui vous donne une idée en fait du degré de violence qu'eux-mêmes sont capables d’endurer.
Deuxième élément, il faut que les détenus payent très rapidement parce que sinon on ne peut pas en faire venir d’autres. Il faut retrouver la mise. Un tortionnaire nous disait : « Moi tout ce que je veux, c’est retrouver mon argent. J’ai payé pour les faire venir, je veux faire ma plus-value et qu’ensuite ils s’en aillent. Moi je ne leur veux rien de mal, je veux juste retrouver mon argent ».
Cécile Allegra avec Delphine Deloget, vous avez rencontré des trafiquants, notamment un trafiquant repenti. Dans le documentaire, pourquoi dit-il que « les Erythréens valent de l’or » ?
Les Erythréens valent de l’or pour les Bédouins du Sinaï parce qu’ils savent parfaitement que c’est la principale population en fuite dans la Corne de l’Afrique. Vous avez des Soudanais qui sont en mouvement, des Ethiopiens également, des Somaliens, mais les Erythréens quittent massivement le pays. Il y en a 3 000 à 4 000 par mois qui quittent l’Erythrée parce qu’ils fuient la dictature. Issayas Afeworki est un dictateur complètement paranoïaque, alcoolique, qui enferme les gens dans un service militaire à vie. Les Erythréens savent ce qui les attend quand ils partent au service militaire, donc ils fuient. Et les Bédouins savent que les Erythréens fuient massivement et ils savent aussi qu’il y a une forte diaspora à l’étranger. Donc ils savent qu’ils peuvent récupérer de l’argent. Et ça les a même surpris d’ailleurs. Les tortionnaires nous le disaient : « On ne s’imaginait pas  qu’on pouvait en tirer autant ».
Comment font les familles pour récolter de l’argent ?
C’est une catastrophe parce que les Erythréens de l’étranger sont très solidaires entre eux. Ils essaient de ramasser l’argent puisque les rançons sont exorbitantes. On parle de 30 000, 40 000, parfois 50 000 dollars en Erythrée par prisonnier et personne n’a cette somme sauf des proches du régime, on va dire. Ce qui fait en fait que toute la communauté érythréenne est mobilisée pour récolter cette somme.
Simplement ça fait tellement longtemps que cette situation dure, les sommes récoltées deviennent de plus en plus importantes. Les rançons deviennent de plus en plus salées, ce qui fait que ça déstructure toute une communauté qui vit à l’étranger. Les gens se ruinent sur plusieurs générations, ce qui est un fardeau terrible à porter pour les rescapés du Sinaï qui vivent avec la culpabilité d’avoir détruit financièrement leur famille, mais aussi les proches de leur famille, et les proches des proches de leur famille.
Où va l’argent qui est ainsi extorqué à ces Erythréens ?
C’est une très bonne question et c’est une grande question. Pour l’instant, on n’a que des hypothèses de travail. D’abord, il est utilisé à des fins d’enrichissement personnel par les tortionnaires. Et ensuite, pour le reste ce sont des hypothèses. Certains experts de la région mettent en évidence un lien direct avec les cellules jihadistes qui opèrent dans le Sinaï. Enfin la dernière hypothèse la plus importante qui a été soulevée depuis un an par l’ONU, c’est que l’état-major du dictateur Issayas Afeworki a des parts directes dans le trafic d’Erythréens.
Ce qui serait quelque chose d’historique, puisque si cette hypothèse était vérifiée et c’est ce à quoi s’emploient les enquêteurs de l’ONU, les enquêteurs de l’Union européenne dans les années à venir, ça serait le premier cas de tortures hors les murs organisé par un dictateur lui-même. Donc une superbe trouvaille puisque ça lui permettrait de torturer les fuyards, mais pas sur son propre sol, donc en évitant les observateurs internationaux, et ça lui permettrait par la même occasion de faire revenir de l’argent à l’intérieur des frontières de l’Erythrée. Et c’est cette hypothèse-là qui en ce moment fait l’objet de toutes les attentions de la communauté internationale.
Donc ils sous-traiteraient la torture à l’étranger et c’est le chef d’état-major d'Issayas Afeworki qui serait à l’origine de ce trafic, c’est-à-dire qu’il les laisserait volontairement fuir leur pays ?
Il y a pire que ça, c’est-à-dire que dans la dernière année il y a eu des cas avérés où la police et l’armée sont allées chercher des Erythréens et les ont eux-mêmes déportés et remis entre les mains des trafiquants d’êtres humains. C’est une mécanique qui commence à aller très loin.
Comment expliquer le développement de ce trafic dans le Sinaï notamment, en particulier le fait que le Sinaï, ce désert entre l’Egypte et Israël, est une zone totalement abandonnée. D’ailleurs le trafiquant le dit...
Les deux tortionnaires nous ont dit : « vous comprenez, ici c’est un no man’s land. On a fait de nous une zone tampon, puis on nous a dit, on vous donne une maison, on vous donne un bout de désert et vous vous débrouillez. Vous vivez là. Comment voulez-vous qu’on survive ? On fait ce qu’on peut, donc on fait du trafic, donc du trafic d’êtres humains comme on pourrait faire du trafic de lait concentré, ou du trafic d’armes, de drogue. On fait ce type de trafic parce qu’on n’a pas le choix ».
Et que fait le gouvernement égyptien dans cette affaire ?
Absolument rien. Le gouvernement égyptien a une position très fautive dans cette histoire puisque les trafiquants franchissent la frontière égyptienne comme ils veulent et en versant moult bakchichs. En plus de cela, dans le Sinaï, l’Etat égyptien n’a jamais mené aucune opération de recherche de déportés. Et pour finir, une fois que les rescapés du Sinaï sont relâchés et qu’ils arrivent pour certains par miracle jusqu’au Caire, au Caire ils ont une vie extrêmement dure. Personne ne vient à leur secours. Il y a un fort racisme envers les Erythréens.
On pense évidemment à une accusation de crimes contre l’humanité derrière tout ce que vous racontez. Est-ce que la Cour pénale internationale pourrait se saisir de ce problème ?
Bien sûr, ils pourraient se saisir de ce problème et en Europe, il y a des militants qui y travaillent. C’est principalement des militants érythréens. Il y a Fessaha Alganesh qui est une militante italienne, qui se rend sur place en Egypte, au Soudan, en Ethiopie, pour recueillir des preuves qui reconstituent un petit peu tous les maillons de ce terrible trafic. Il y a Meron Estefanos qui depuis la Suède collecte les témoignages, travaille pour l’Union européenne, essaie de constituer un corpus de preuves pour condamner les trafiquants.
Mais c’est vrai qu’ils ne sont pas nombreux. Ils ne sont pas nombreux parce qu’on est sur une problématique qui est transnationale. Vous avez plusieurs pays impliqués dans le trafic avec des populations très différentes avec peut-être un pays d’origine lui-même impliqué, c’est une enquête extrêmement longue. Et pour arriver jusque La Haye, il manque encore quelques étapes, mais on en est proche.
Ce trafic commence à se développer dans d’autres pays de la région, dans quelles proportions ?
Dans des proportions absolument tragiques. Vous avez des dizaines, des dizaines de maisons de torture en Libye déjà, il y en a plusieurs dizaines également au Soudan, le Yémen commence à s’y mettre. Partout où vous avez des migrants de la Corne de l’Afrique qui affluent, les gens ont compris : vous les parquez, vous les séquestrez, vous les torturez terriblement, et ils finissent par cracher un peu d’argent. Donc forcément, ça fait des petits.
Et il ne faut pas qu’on oublie que si ce système de camps de torture se propage à tout le Maghreb, on va voir le Maghreb transformé en antichambre de la torture avant le passage des migrants par la Méditerranée. Donc nous, Européens, on a une responsabilité dans la manière dont on traite ces gens une fois qu’ils arrivent sur notre territoire parce que, ce qu’ils vivent ce n’est plus simplement une migration économique, mais c’est un drame épouvantable.

jeudi 6 novembre 2014

Ebola, Hand-washing and Oral Rehydration Therapy


PONGA402

The question of Ebola communication has focused mainly on, well, Ebola. But beyond knowledge of how the virus is spread and what to do if you get it, there are practices and skills that public health people have been communicating about for decades that can help with prevention and, possibly, survival. Two big ones are hand-washing and Oral Rehydration Therapy (ORT).
Hand-washing is one of those crucial life-saving practices that doesn’t get as much attention as it deserves, and which is not always as simple as it seems due to lack of access to clean water and soap. Even when it is simple, it often isn’t done, as anyone spending time in an airport restroom can attest. No one is suggesting that hand-washing alone is going to get the virus under control. Indeed, there is no research yet on the exact role hand washing plays in halting the spread of Ebola.

Poster from Nigeria

mardi 30 septembre 2014

LUTTE CONTRE EBOLA




La crise actuelle en Afrique de l'Ouest est la plus grande épidémie d'Ebola jamais enregistrée, avec 26 millions de personnes, y compris plus de 4,5 millions d'enfants vivant dans les zones touchées, selon l'UNICEF. L'OMS estime en outre que plus de 3000 personnes sont mortes en Afrique de l'Ouest et plus de 6500 cas ont été signalés.


De nombreux membres et partenaires de la famille des Nations Unies-Eau travaillent à prévenir la propagation de virus Ebola. L'UNICEF et l'OMS sont actives sur le terrain pour arrêter la transmission, prévenir la propagation internationale, de lutter contre les idées fausses répandues au sujet de la maladie et d'améliorer les pratiques d'hygiène. L'UNICEF fournit des services d'eau et d'assainissement pour les collectivités touchées, notamment par l'achat de l'eau, de l'assainissement et de l'hygiènematériel et fournitures -. ainsi que la formation appropriée pour les partenaires de la santé et de la santé qui, à son tour fournit des conseils techniques sur l'eau potable et la gestion sûre des excréta et des eaux usées dans le cadre de la riposte mondiale au titre de la mission nouvellement formé pour les interventions d'urgence Ebola ( UNMEER). Lire la suite dans l'OMS Feuille de route Réponse Ebola etmontre comment l'UNICEF fournit de l'eau propre pour un bidonville affecté Ebola à Monrovia.

lundi 15 septembre 2014

Des dizaines de migrants portés disparus dans un naufrage au large de la Libye

Naufrage


Une trentaine de personnes ont pu être secourues, mais quelque 200 migrants auraient été à bord de l’embarcation qui a coulé à l’est de Tripoli, selon le porte-parole de la marine libyenne, le colonel Ayoub Kassem.
Plusieurs nationalités d’origine africaines seraient nombreux à bord. Ce qui repose le débat sur les embarcations de fortunes interdites par les états membre du Frontex

vendredi 5 septembre 2014

Communiqué GADEM - 05 septembre 2014 : L’Etat marocain face au meurtre de Charles Ndour : expulsion de victimes et témoins !

Des expulsions illégales viennent ternir le premier anniversaire du changement de politique migratoire
Les autorités de la ville de Tanger (Nord du Maroc) ont procédé à plusieurs arrestations dans la nuit du 29 au 30 août et les jours suivants, à la suite de l’assassinat du ressortissant sénégalais, Charles Paul Alphonse Ndour et des manifestations qui ont suivi cet acte odieux.

Le lundi 1er septembre, au moins vingt-cinq personnes originaires d’Afrique subsaharienne ont été poursuivies pour participation à une manifestation ‘non déclarée’ et condamnées à un mois de détention avec sursis ainsi qu’à une amende de 1000 DH (90 euros) chacun. Elles avaient un délai de dix jours pour interjeter appel devant le Tribunal de première instance de Tanger. Cependant, elles ont été directement reconduites le jour même de Tanger vers l’aéroport Mohammed V de Casablanca pour être éloignées du territoire marocain.

Le mardi 02 septembre au soir, 19 personnes[1] avaient été effectivement expulsées vers la ville de Dakar au Sénégal et seul, un ressortissant sénégalais, d’ailleurs en situation régulière, a été libéré vers 23h.

Le mercredi 03 septembre, cinq ressortissants camerounais, un Nigérian ainsi qu’un Nigérien, étaient toujours à l’aéroport et subissaient des pressions diverses pour signer des « documents » en arabe sans traduction avant d’être expulsés. Parmi eux, épuisé, un mineur de 17 ans a fini par signer ces documents et a été expulsé vers une destination que nous n’avons pas pu déterminer.

Les 6 autres personnes sont toujours à l’aéroport et ont entamé une grève de la faim pour « protester contre le non-respect des droits de l’Homme et de la décision de  justice » les concernant.

Le GADEM déplore la réaction des autorités marocaines, qui cherchent à éloigner des témoins potentiels du meurtre de Charles Ndour comme cela a été le cas pour celui de Moussa Seck[2], au lieu d’assurer la protection de personnes particulièrement vulnérables, ayant des attaches familiales au Maroc et souvent victimes de harcèlement et d’agressions racistes.

Le GADEM exprime son étonnement suite aux déclarations du porte-parole du gouvernement[3], et affirme que la mesure d’éloignement de ces migrants a été entachée de plusieurs vices de forme et sur le fond, notamment :
-        absence de notification de décisions écrites et motivées qui ne permet pas d’en comprendre le fondement ;
-        exécution immédiate de la mesure d’éloignement sans respect du délai pour saisir le tribunal ;
-        non-respect des garanties procédurales (interprète, avocat, …
-        défaut d’information aux représentations consulaires des ressortissants étrangers ainsi éloignés du territoire ;  
-        détention arbitraire hors de tout cadre juridique ;
-        éloignement d’un mineur interdit par la loi marocaine ;
-        éloignement dans un pays tiers où toutes les personnes éloignées, n’étaient pas légalement admissibles

Un an tout juste après l’annonce par le Maroc de la mise en œuvre d’une « politique migratoire radicalement nouvelle, globale, humaniste et respectueuse des droits de l’Homme », il est alarmant de constater que de telles violations de droits, en contradiction totale avec les discours officiels, sont encore monnaie courante et ne sont toujours pas condamnées aux plus hauts niveaux de l’état.
Contact GADEM : 05 37 72 78 78 – contact@gadem-asso.org

lundi 1 septembre 2014

Le FMI préoccupé par « l’impact économique » sur les pays touchés



Le Fonds monétaire international (FMI) se dit préoccupé par le «grave impact économique et social» que pourrait causé l’épidémie du virus Ebola qui a fait plus de 1600 morts sur l’économie des quatre pays ouest africains touchés par la maladie.
Selon le porte-parole FMI, Gerry Rice qui s’est exprimé sur la situation, lors d’une conférence de presse, jeudi 28 août 2014, à Washington, « L’épidémie d’Ebola a un grave impact économique et social dans trois pays déjà fragiles d’Afrique de l’Ouest: la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone ».

http://www.echosdufaso.com/le-fmi-preoccupe-par-limpact-economique-sur-les-pays-touches/

COMMUNIQUE N° 2 SUR LA FIEVRE A VIRUS EBOLA


Comme annoncé dans le premier communiqué en date du 29 août 2014, dans le cadre du dispositif de surveillance et de riposte à la fièvre à virus Ebola déjà mis en place, toutes les mesures et procédures rendues nécessaires après l’apparition du premier cas importé ont été effectivement mises en œuvre.

Ainsi, la concession dans laquelle était domiciliée la personne atteinte a été entièrement désinfectée par le Service national de l’Hygiène.

L’ensemble des personnes ayant été en contact avec le patient ont été identifiées et mises sous surveillance. Elles font l’objet d’un examen médical bi quotidien.

Quant à la personne malade mise en quarantaine ; elle continue de recevoir un traitement approprié et son état général s’améliore.

A ce jour aucun nouveau cas confirmé n’a été enregistré au Sénégal.

Les services de Santé, sur l’ensemble du territoire national en collaboration avec les autres secteurs, sont mobilisés et appliquent les directives édictées en matière de sensibilisation, de surveillance, de détection et de prise en charge de cas suspects.

Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale réitère son appel à la sérénité et à une application rigoureuse des mesures préventives préconisées.

jeudi 28 août 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’ACTION SOCIALE / INSTITUT PASTEUR DE DAKAR / ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE



L’expert sénégalais, qui travaille à l’Institut Pasteur de Dakar, déployé depuis le 1er août dans le cadre d’une mission de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en réponse à l’épidémie d’Ebola en Sierra Leone, contaminé par le virus Ebola, est arrivé à Hambourg dans le cadre de sa prise en  charge optimale.

Sa mission au sein de l’équipe internationale, dont le rôle est
prépondérant à la réponse, était de participer à la surveillance
épidémiologique, à l’identification et au suivi les personnes ayant eu
des contacts avec des patients infectés par le virus Ebola.
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en collaboration avec les Autorités sénégalaises, a organisé son évacuation sanitaire par un avion spécialement affrété vers l’hôpital universitaire de référence de Hambourg-Eppendorf (UKE) en Allemagne, où il est arrivé le 27 août 2014 à 10h heure locale. Son état reste à ce jour stable.

Le consultant a été évacué de la Sierra-Léone, suite à un accord avec le Département d'Etat des Etats-Unis pour l'utilisation de leur système d'évacuation sanitaire aérien sécurisé, le même que celui utilisé pour l'évacuation aux Etats-Unis des deux agents de santé au début de ce mois.

Concernant l'Hôpital d'Hambourg, il a été retenu par l'OMS pour la prise en charge de ses agents qui seraient infectés par le virus Ebola au cours de leur mission.
Par ailleurs, étant donné que depuis le début de sa mission en Sierra Leone, l’expert n’est pas retourné au Sénégal et qu’il n’était pas intervenu
auparavant dans cette épidémie, il n’existe aucun risque d’introduction
du virus Ebola au Sénégal lié à son cas.

Fait à Dakar, le 28 août 2014



jeudi 3 juillet 2014

le président Obama parle de réforme de l'immigration





immigration reform

Président Obama parle de réforme de l'immigration

Dans le jardin de Rose cette semaine, le président Obama a réitéré son engagement à la réforme de l'immigration et reproche républicains de la Chambre pour leur réticence à faire face à cette importante question. Le président Obama va utiliser son stylo et le téléphone pour fixer le système d'immigration et de garder nos frontières sécurisé. Le Président a rappelé que l'une des raisons pour lesquelles nous célébrons 4 Juillet e et une des choses qui rend ce pays grand-c'est que nous sommes tous venus d'ailleurs et nous sommes une nation d'immigrants. 

Fiertés LGBT à la Maison Blanche

Pour la sixième fois depuis sa prise de fonction, le président Obama a rejoint national, étatique, et les dirigeants communautaires locaux, des chefs d'entreprise, des militants de base, les élus, et d'autres pour un événement célébrant lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) mois à la Maison Blanche. Avec la Première Dame par son côté, le président a parlé de l'énorme progrès que nous avons fait au cours de son administration, de l'abrogation de "Ne demandez pas, ne dites pas" à la mise en œuvre de la Loi sur les soins abordables avec des protections importantes pour les personnes LGBT et réitéré son engagement à prendre des mesures exécutif au nom des travailleurs LGBT: «J'ai réalisé mon personnel de préparer un décret pour ma signature qui interdit la discrimination par les entrepreneurs fédéraux sur la base de l'orientation sexuelle et l'identité de genre." 

En se concentrant sur ​​les priorités économiques pour la classe moyenne Nationwide

Dans son allocution hebdomadaire, le président a parlé de son récent voyage à Minneapolis où il a rencontré une mère de travail nommé Rebecca, qui a écrit au Président de partager les défis sa famille et beaucoup de classe moyenne Américains sont confrontés où ils travaillent dur et sacrifier encore toujours possible 't semblent prendre de l'avance. Le Président continuer à se battre pour ses priorités économiques dans les semaines et mois à venir, parce qu'il sait que la meilleure façon d'accroître les possibilités pour tous les Américains qui travaillent dur et continuer à renforcer l'économie de croître à partir du milieu sur.

Le président Obama sur le changement climatique

La semaine dernière, le président Obama s'est adressé à la Ligue des électeurs de Conservation à leur dîner annuel de la capitale. Dans son allocution, il a fait l'éloge de leur travail pour protéger la planète, et a souligné que le travail est "encore plus urgente et plus importante" maintenant que la dernière fois qu'il a parlé de la Ligue en 2006, en raison de la menace croissante rapidement des changements climatiques . Le président Obama a également souligné que son administration fait plus pour la conservation, notant que l'administration a mis en place 10 nouveaux parcs nationaux, 10 nouveaux National Wildlife Refuges et 11 nouveaux monuments nationaux depuis qu'il a pris ses fonctions en 2009. "Comme les Américains," dit-il , "nous avons l'obligation d'être de bons intendants des dons qui ont été donnés, et nous assurons qu'ils sont autour pour nos enfants et nos petits-enfants."

mercredi 25 juin 2014

Election Situation Room

What can civil society from ‪#‎Senegal‬, ‪#‎Albania‬ & ‪#‎Tunisia‬ learn from each other in the running of ‪#‎elections‬?
Watch our films on the ‪#‎Electionsitroom‬ here!
Que peut la société civile de #Senegal, #Albania & #Tunisia apprendre les uns des autres en lice de #elections ?

Regardez nos films sur les #Electionsitroom ici 

lundi 21 avril 2014

De plus en plus de filles et de femmes migrent chaque année. Migrants sont confrontés à de nombreux défis: isolement, la discrimination, les expulsions forcées, et les conditions de travail médiocres. Les migrants forcés, en particulier les filles et les femmes, sont particulièrement vulnérables. Données solides sur l'impact du sexe sur l'expérience de la migration font défaut. Ces lacunes dans les données doivent être remplies pour que les programmes et politiques efficaces et durables doivent être correctement mise en évidence, pas des mythes et des idées fausses.

mercredi 9 avril 2014

Plus de 4 000 migrants secourus au large de l'Italie en 2 jours



Quelque 4 000 migrants ont été secourus en quarante-huit heures par l'Italie et plus de 15 000 depuis le début de l'année, affirme le ministre de l'intérieur, Angelino Alfano. « Les débarquements ne s'arrêtent pas et l'urgence est de plus en plus criante : deux navires marchands sont en train de secourir deux bateaux avec 300 et 361 personnes. Il semble qu'il y ait au moins un cadavre à bord », a ajouté le ministre au « GR1 », le journal de la radio publique Rai Uno.

« L'Italie est sous une pression migratoire très forte qui arrive de Libye », a-t-il poursuivi. Selon lui, « entre 300 000 et 600 000 migrants » seraient prêts à embarquer depuis la Libye pour atteindre l'Europe. « C'est une estimation par défaut, qui a été confirmée par la commissaire [européenne aux affaires intérieures] Cecilia Malmström », a-t-il assuré.

L'EUROPE S'ÉMEUT

L'Europe « doit prendre en main la situation. Elle ne peut pas dire que, en ayant donné 80 millions d'euros à Frontex [l'agence de surveillance des frontières européennes], elle a résolu le problème », a-t-il plaidé. « Nous, depuis octobre, nous avons sauvé des milliers de vies. Il y a des marchands de mort qui gagnent de l'argent sur ces trafics et lancent des alertes de secours seulement 30 ou 40 milles après avoir quitté les côtes libyennes », a-t-il poursuivi.

Le gouvernement italien a lancé à l'automne dernier l'opération « Mare Nostrum » (nom donné à la Méditerranée au temps de la Rome antique), qui lui permet de porter secours aux réfugiés en détresse alors qu'ils tentent de regagner l'Europe par la mer. L'opération avait été lancée après deux naufrages dramatiques qui avaient fait plus de 400 morts début octobre près de la petite île sicilienne de Lampedusa et Malte. Cette opération a permis de sauver des milliers de vies, alors que de nombreux immigrés continuent de tenter la traversée vers l'Italie et l'Europe à bord de bateaux de fortune que gèrent des réseaux criminels de passeurs.

42 925 DÉBARQUEMENTS ET 27 830 DEMANDES D'ASILE EN 2013

Selon le rapport annuel du centre des jésuites Astalli qui s'occupe de l'aide aux réfugiés, 27 830 demandes d'asile ont été déposées en Italie en 2013, une hausse de 60 % sur un an. Selon la même source, les demandes d'asile dans le reste de l'Europe ont augmenté de 32 % dans la même période. Le principal pays d'origine des requérants est la Syrie.

Le rapport souligne, en outre, que le nombre de demandes d'asile est bien inférieur au nombre de personnes débarquées officiellement sur les côtes italiennes, 42 925 en 2013. Dans ce service d'accueil des jésuites, pour la seule année 2013, les réfugiés affirmant avoir été victimes de tortures, d'abus sexuels et de diverses autres formes de violences lors de leur voyage vers l'Europe ont été 713.

mardi 11 mars 2014

Le Canada et le Royaume-Uni s’unissent pour s’attaquer aux effets des changements climatiques en Afrique et en Asie



Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), du Canada, et le Depatement for International Development (DFID), du Royaume-Uni, ont annoncé aujourd’hui le financement de quatre projets de recherche visant à s’attaquer aux effets des changements climatiques en Afrique et en Asie. Financés dans le cadre de l’Initiative de recherche concertée sur l’adaptation en Afrique et en Asie (IRCAAA),dotée de 70 millions de dollars et s’échelonnant sur sept ans, ces projets adopteront une démarche qui donnera lieu à une compréhension nouvelle des effets des changements climatiques et de l’adaptation à ceux-ci dans certaines des régions les plus vulnérables de l’Afrique et de l’Asie.
Par le truchement de quatre consortiums regroupant des entités de différentes régions du globe, l’IRCAAA se concentrera sur trois zones cruciales –  à savoir les régions semi-arides de l’Afrique, de l’Asie du Sud et de l’Asie centrale, les deltas en Afrique et en Asie du Sud et les bassins hydrographiques de l’Himalaya – afin d’inspirer des politiques efficaces et la prise de mesures concrètes sur le terrain. L’initiative porte sur plusieurs pays et régions et englobe plusieurs secteurs, en se servant des zones cruciales comme axe de recherche. En Afrique, l’IRCAAA s’intéressera à deux zones cruciales : les régions semi-arides en Afrique de l’Est, en Afrique de l’Ouest et en Afrique australe, ainsi que les deltas de la Volta et du Nil.
« Il découlera de ces recherches des constatations concrètes dont pourront se servir les responsables des politiques et les décideurs à l’échelle locale. Elles aideront les milieux d’affaires, les ministères à vocation économique et les communautés économiques régionales à se doter de politiques et de stratégies d’investissement qui auront pour effet de réduire la pauvreté tout en favorisant l’adaptation, a déclaré Jean Lebel, président du CRDI.À titre d’exemple, elles permettrontaux entreprises de savoir comment réagir face aux nouveaux défis et possibilités qui surgissent sur le marché en raison des changements climatiques et d’autres éléments moteurs clés dans les terres semi-arides, et ellespermettront aux gouvernements dedéterminer comment aider les entreprises à s’adapter aux effets que ces changements ont sur leur production et sur les chaînes de valeur. »
« L’IRCAAA va constituer une solide assise de données probantes sur ce qui fonctionne, et sur ce qui ne fonctionne pas, pour ce qui est d’aider certaines des collectivités les plus vulnérables de la planète à accroître leur résilience aux phénomènes climatiques extrêmes et à s’adapter aux changements climatiques, et cela est on ne peut plus opportun, a pour sa part affirmé Virinder Sharma, conseiller en matière de changements climatiques au bureau du DFID au Kenya. Je trouve particulièrement encourageant le fait que l’initiative entend interagir avec des parties prenantes et intervenirà tous les échelons – local, national, régional et international –, et ce, dès le début. Et l’accent qui sera mis sur le passage de la recherche aux politiques et aux pratiques constitue un élément majeur. Ce recours à un mode collaboratif contribuera à faire en sorte que les données probantes soientutiles aux décideurs pertinents. »



Les auteurs du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat devant paraître ce mois-ciprévoient notamment que le réchauffement planétaire viendra exacerber les conditions de sécheresse dans les régions arides du globe. Dans ces environnements déjà inhospitaliers, la poursuite de la hausse des températures et de la diminution des ressources en eau mettra de plus en plus à rude épreuve ceux qui tirent leur subsistance des ressources naturelles, notamment de l’agriculture, de la pêche ou de la forêt.

Toujours selon ce rapport, d’ici le milieu du siècle, les températures estivales moyennes dans de grands pans de l’Afrique pourraient dépasser les records historiques, ce qui contribuerait à la rareté de l’eau et entraînerait des récoltes déficitaires. Les campagnes culturales pourraient être raccourcies de jusqu’à 20 % en certains endroits au Sahel (en Afrique de l’Ouest), en Afrique australe et en Afrique de l’Est.

Les changements climatiques devraient également avoir des effets sur les zones côtières. À titre d’exemple, le delta du Nil est fortement exposé à l’élévation du niveau des océans et à la salinisation du sol, et cela pourrait entraîner le déplacement de quelque 1,3 million de personnes d’ici 2050. Des impacts du même ordre sont prévus dans de vastes deltas en Inde et au Bangladesh et, cette fois, plus de 100 millions de personnes seraient touchées.

Dans des zones fragilisées, des pressions qui relèvent du développement viennent s’ajouter à celles qui découlent des changements climatiques. À titre d’exemple, la vallée du Rift, au Kenya, est aux prises avec des précipitations irrégulières; les sécheresses et les inondations qui y surviennent en alternance ont des effets néfastes sur la population, le bétail, les parcours, la faune et les infrastructures. Or, la transformation non planifiée de l’utilisation des terres et l’insécurité foncière viennent aggraver la situation. Les agriculteurs et les pasteurs qui ont peu accès aux capitaux sont le plus à risque. Il y a toutefois lieu de noter que les changements en cours se répercuteront aussi bien sur les citadins que sur les populations rurales. Si les prévisions les plus pessimistes se concrétisent, d’ici la deuxième moitié du siècle, il faudra peut-être transformer des systèmes de subsistance tout entiers dans ces terres semi-arides.